{"id":42001,"date":"2026-05-13T14:59:19","date_gmt":"2026-05-13T14:59:19","guid":{"rendered":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/Du-fracas-des-rebellions-a-la-recomposition-du-destin-congolais-42001\/"},"modified":"2026-05-13T14:53:01","modified_gmt":"2026-05-13T14:53:01","slug":"Du-fracas-des-rebellions-a-la-recomposition-du-destin-congolais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/Du-fracas-des-rebellions-a-la-recomposition-du-destin-congolais\/","title":{"rendered":"Du fracas des r\u00e9bellions \u00e0 la recomposition du destin congolais"},"content":{"rendered":"<p>L\u2019histoire r\u00e9cente du M23, de Twirwaneho puis celle de l\u2019AFC\/M23 et enfin l\u2019\u00e9mergence de la plateforme \u00ab Sauvons le Congo \u00bb, ne sauraient \u00eatre r\u00e9duites \u00e0 une simple succession d\u2019\u00e9pisodes militaires circonscrits aux collines tourment\u00e9es du Kivu. Ces diff\u00e9rentes s\u00e9quences constituent, en r\u00e9alit\u00e9, les manifestations progressives d\u2019une crise autrement plus profonde, plus ancienne et plus structurelle : celle d\u2019un Etat congolais qui, depuis des d\u00e9cennies, peine \u00e0 d\u00e9finir avec clart\u00e9 la nature de son propre contrat national, l\u2019\u00e9quilibre de sa citoyennet\u00e9 et les fondements v\u00e9ritables de son unit\u00e9 politique. <\/p>\n<p>Derri\u00e8re les affrontements arm\u00e9s, les cessez-le-feu sans lendemain et les processus de paix perp\u00e9tuellement inachev\u00e9s, se dessine une interrogation fondamentale que les \u00e9lites congolaises n\u2019ont jamais r\u00e9ellement affront\u00e9e avec courage : qu\u2019est-ce qu\u2019\u00eatre pleinement Congolais dans un espace politique fa\u00e7onn\u00e9 par les fractures identitaires, les h\u00e9ritages coloniaux, les rivalit\u00e9s r\u00e9gionales et les instrumentalisationes communautaires successives ?<\/p>\n<p>Ainsi, du RCD\/Goma au CNDP en passant par le M23, puis de l\u2019AFC\/M23 \u00e0 \u00ab Sauvons le Congo \u00bb, s\u2019observe moins une continuit\u00e9 militaire qu\u2019une mutation progressive des formes de contestation du pouvoir central. Ce qui n\u2019\u00e9tait au d\u00e9part qu\u2019une r\u00e9bellion d\u00e9non\u00e7ant le non-respect des accords du 23 mars 2009 s\u2019est progressivement transform\u00e9 en une remise en cause globale de la gouvernance congolaise, de la cr\u00e9dibilit\u00e9 des institutions et de la capacit\u00e9 m\u00eame de l\u2019\u00c9tat \u00e0 incarner un projet national inclusif. <\/p>\n<p>La persistance des groupes arm\u00e9s, la l\u00e9galisation controvers\u00e9e des Wazalendo, l\u2019usage des mercenaires, l\u2019alliance avec les FDLR,   les \u00e9checs r\u00e9p\u00e9t\u00e9s des processus de Nairobi, Luanda, Doha ou Montreux, ainsi que l\u2019effritement progressif de l\u2019autorit\u00e9 de Kinshasa dans plusieurs provinces orientales, traduisent l\u2019\u00e9puisement d\u2019un mod\u00e8le politique fond\u00e9 sur les compromis pr\u00e9caires, les alliances circonstancielles et la gestion s\u00e9curitaire des crises. <\/p>\n<p>Plus qu\u2019une guerre p\u00e9riph\u00e9rique, la crise congolaise appara\u00eet d\u00e9sormais comme le r\u00e9v\u00e9lateur brutal d\u2019une R\u00e9publique confront\u00e9e \u00e0 ses propres contradictions historiques, institutionnelles et existentielles.<\/p>\n<p>Tout commence officiellement le 23 mars 2009, lorsque le gouvernement congolais signe un accord avec le CNDP du G\u00e9n\u00e9ral Laurent Nkunda. <\/p>\n<p>Pourtant, \u00e0 peine quelques ann\u00e9es plus tard, les anciens cadres du CNDP d\u00e9noncent des engagements non respect\u00e9s, des promesses abandonn\u00e9es et une marginalisation persistante. De cette rupture na\u00eet, en avril 2012, le M23, mouvement qui fera imm\u00e9diatement de l\u2019application de l\u2019accord du 23 mars son principal \u00e9tendard politique et militaire.<\/p>\n<p>Mais tr\u00e8s vite, le conflit d\u00e9passe la seule question des arrangements militaires. Derri\u00e8re les lignes de front apparaissent des interrogations autrement plus lourdes : celle de la citoyennet\u00e9, de l\u2019appartenance nationale, de la place des Congolais tutsi dans l\u2019architecture politique du pays et de l\u2019instrumentalisation permanente des identit\u00e9s dans les luttes de pouvoir. <\/p>\n<p>Pendant des ann\u00e9es, ces questions seront soigneusement \u00e9vit\u00e9es par une partie de la classe politique congolaise, pr\u00e9f\u00e9rant r\u00e9duire le conflit \u00e0 une simple agression ext\u00e9rieure plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 l\u2019expression d\u2019un malaise historique profond\u00e9ment enracin\u00e9.<\/p>\n<p>En novembre 2013, sous la pression combin\u00e9e de la Brigade d\u2019intervention de la MONUSCO et des forces r\u00e9gionales, le M23 d\u00e9pose officiellement les armes. L\u2019\u00e9v\u00e9nement est alors pr\u00e9sent\u00e9 comme une victoire majeure de la communaut\u00e9 internationale et de l\u2019\u00c9tat congolais. Pourtant, derri\u00e8re l\u2019euphorie diplomatique se cache d\u00e9j\u00e0 une contradiction fondamentale. La Brigade sp\u00e9ciale des Nations unies avait re\u00e7u mandat de neutraliser les groupes arm\u00e9s actifs dans l\u2019Est du Congo. Pourquoi, d\u00e8s lors, l\u2019essentiel de l\u2019effort offensif s\u2019est-il concentr\u00e9 contre le seul M23 tandis que des dizaines d\u2019autres mouvements arm\u00e9s continuaient \u00e0 prosp\u00e9rer dans l\u2019indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale ?<\/p>\n<p>Cette interrogation demeure l\u2019une des plus troublantes de la crise congolaise contemporaine. Car pendant que la MONUSCO mobilisait des moyens colossaux, pr\u00e8s d\u2019un milliard de dollars par an, les groupes arm\u00e9s se multipliaient comme une hydre s\u00e9curitaire impossible \u00e0 contenir. <\/p>\n<p>Des ADF aux FDLR, des milices locales aux groupes d\u2019autod\u00e9fense communautaires, l\u2019Est de la RDC s\u2019est progressivement transform\u00e9 en un archipel de territoires fragment\u00e9s o\u00f9 l\u2019autorit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat recule au profit d\u2019int\u00e9r\u00eats opaques m\u00ealant \u00e9conomie de guerre, trafics transfrontaliers et instrumentalisation politique des violences.<\/p>\n<p>Les d\u00e9clarations publiques de Maitre Jo\u00ebl Kitenge mettant en cause des ministres en exercice, Muhindo Nzanghi et Julien Paluku  dans les connexions avec des groupes arm\u00e9s, tout comme les r\u00e9v\u00e9lations du Pr\u00e9sident de l\u2019Assembl\u00e9e Nationale, Christophe Mboso affirmant d\u00e9tenir une liste de d\u00e9put\u00e9s  impliqu\u00e9es dans ces r\u00e9seaux, n\u2019ont jamais donn\u00e9 lieu \u00e0 des enqu\u00eates transparentes ni \u00e0 de v\u00e9ritables m\u00e9canismes de reddition des comptes. <\/p>\n<p>Ce silence institutionnel nourrit une conviction de plus en plus r\u00e9pandue : la prolif\u00e9ration des groupes arm\u00e9s ne serait pas seulement le sympt\u00f4me de l\u2019effondrement de l\u2019\u00c9tat, mais \u00e9galement l\u2019instrument de certaines strat\u00e9gies politiques internes.<\/p>\n<p>Le tournant d\u00e9cisif intervient le 3 mars 2023 lorsque le gouvernement congolais l\u00e9galise officiellement les Wazalendo. Quelques jours plus tard, \u00e0 Goma, le ministre Muhindo Nzanghi appelle publiquement ces groupes \u00e0 sortir de la brousse en leur promettant des conditions comparables \u00e0 celles des FARDC. <\/p>\n<p>Ce moment marque une rupture historique majeure : l\u2019\u00c9tat congolais reconna\u00eet implicitement son incapacit\u00e9 \u00e0 assurer seul le monopole de la violence l\u00e9gitime et ouvre la voie \u00e0 une institutionnalisation ambigu\u00eb des suppl\u00e9tifs arm\u00e9s.<\/p>\n<p>{{L\u2019\u00e9mergence des nouveaux paradigmes politiques}}<\/p>\n<p>Pendant ce temps, les relations complexes entre le pouvoir de F\u00e9lix Tshisekedi et le M23 r\u00e9v\u00e8lent les ambigu\u00eft\u00e9s profondes du syst\u00e8me politique congolais. Des contacts existent depuis longtemps entre certaines figures de l\u2019UDPS et les cadres du mouvement. Apr\u00e8s son accession au pouvoir en janvier 2019, F\u00e9lix Tshisekedi accepte m\u00eame des discussions indirectes avec des repr\u00e9sentants du M23 invit\u00e9s \u00e0 Kinshasa sous la supervision du ministre Gilbert Kankonde.<\/p>\n<p>Plus tard, le chef de l\u2019\u00c9tat reconna\u00eetra publiquement ces \u00e9changes avant de qualifier certaines revendications du mouvement de \u00ab farfelues \u00bb. Cette formule, prononc\u00e9e avec d\u00e9sinvolture, deviendra pour beaucoup le symbole d\u2019un pouvoir incapable de mesurer la gravit\u00e9 historique des fractures identitaires et s\u00e9curitaires qui traversent le pays.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la prise de Bunagana en juin 2022, le M23 r\u00e9clame avec insistance un dialogue politique direct. Kinshasa choisit cependant l\u2019option militaire. Les processus de Nairobi puis de Luanda s\u2019enlisent rapidement dans les accusations mutuelles de sabotage. L\u2019arriv\u00e9e successive des forces de l\u2019EAC, puis de la SADC, des contingents burundais, des mercenaires \u00e9trangers et des Wazalendo ne parvient pas \u00e0 inverser durablement le rapport de force.<\/p>\n<p>Le 27 avril 2023, la d\u00e9mission fracassante du G\u00e9n\u00e9ral Jeff Nyagah expose au grand jour les tensions entre Kinshasa et ses partenaires r\u00e9gionaux. Dans une lettre au vitriol, il d\u00e9nonce les menaces pesant sur sa s\u00e9curit\u00e9 et une campagne de sabotage orchestr\u00e9e contre la force r\u00e9gionale. Ce d\u00e9part symbolise l\u2019effondrement progressif des m\u00e9canismes diplomatiques cens\u00e9s stabiliser la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Puis survient le v\u00e9ritable basculement strat\u00e9gique : en d\u00e9cembre 2023, \u00e0 Nairobi, na\u00eet officiellement l\u2019AFC\/M23 autour de Corneille Nangaa et de Bertrand Bisimwa. Ce n\u2019est plus seulement une r\u00e9bellion arm\u00e9e qui se structure, mais une tentative assum\u00e9e de transformation politique nationale. Le vocabulaire change. La rh\u00e9torique \u00e9volue. Le mouvement cesse progressivement de se pr\u00e9senter comme une simple force militaire pour adopter les codes d\u2019une entreprise r\u00e9volutionnaire cherchant \u00e0 refonder l\u2019Etat congolais.<\/p>\n<p>La chute de Goma, puis de Bukavu et d\u2019Uvira, malgr\u00e9 la pr\u00e9sence combin\u00e9e des FARDC, des FDLR, des Wazalendo, des forces burundaises, des troupes de la SADC et de mercenaires \u00e9trangers, provoque un s\u00e9isme politique et psychologique dans toute la r\u00e9gion des Grands Lacs. Plus troublant encore : ces villes tombent sans les destructions massives annonc\u00e9es par la propagande de guerre. Cet \u00e9l\u00e9ment alimente imm\u00e9diatement une remise en question du r\u00e9cit officiel entretenu depuis des ann\u00e9es autour du conflit.<\/p>\n<p>L\u2019humiliation strat\u00e9gique subie par les contingents sud-africains, tanzaniens et malawites de la SADC, contraints au retrait, ouvre un nouveau chapitre de la crise r\u00e9gionale. D\u00e9sormais, le conflit congolais cesse d\u2019\u00eatre per\u00e7u comme une simple insurrection p\u00e9riph\u00e9rique. Il devient une crise de l\u00e9gitimit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p>L\u2019apparition, en octobre 2025 \u00e0 Nairobi, de la plateforme \u00ab Sauvons le Congo \u00bb sous l\u2019impulsion de l\u2019ancien Pr\u00e9sident Joseph Kabila vient consacrer cette mutation. Pour la premi\u00e8re fois depuis longtemps, anciens acteurs du pouvoir, opposants politiques, figures militaires et courants contestataires commencent \u00e0 converger autour d\u2019un discours commun d\u00e9non\u00e7ant l\u2019\u00e9puisement du mod\u00e8le politique actuel.<\/p>\n<p>Les n\u00e9gociations ouvertes en novembre 2025 entre Kinshasa et l\u2019AFC\/M23 t\u00e9moignent de cette nouvelle r\u00e9alit\u00e9. Cessez-le-feu, lib\u00e9ration des prisonniers politiques, r\u00e9ouverture des banques : autant de mesures qui traduisent implicitement la reconnaissance d\u2019un rapport de force d\u00e9sormais impossible \u00e0 nier. Pourtant, dans le m\u00eame temps, le pouvoir promet des r\u00e9compenses financi\u00e8res pour l\u2019arrestation du G\u00e9n\u00e9ral Sultani Makenga, de Bertrand Bisimwa et de Corneille Nangaa, tandis que la justice congolaise condamne \u00e0 mort l\u2019ancien Pr\u00e9sident Joseph Kabila dans un climat de fortes contestations diplomatiques.<\/p>\n<p>Ainsi se dessine le nouveau paradigme congolais : une crise o\u00f9 les fronti\u00e8res entre opposition politique, insurrection arm\u00e9e, diplomatie r\u00e9gionale et luttes g\u00e9o\u00e9conomiques deviennent de plus en plus poreuses. Le Congo se trouve d\u00e9sormais \u00e0 la crois\u00e9e de deux chemins historiques : soit persister dans la logique des exclusions, des instrumentalisations identitaires et des guerres interminables ; soit accepter enfin d\u2019ouvrir un dialogue national v\u00e9ritablement inclusif, capable d\u2019affronter les questions longtemps repouss\u00e9es par peur, par calcul ou par opportunisme politique.<\/p>\n<p>Car une \u00e9vidence s\u2019impose d\u00e9sormais avec brutalit\u00e9 : aucune formation politique, aucun appareil militaire, aucune puissance \u00e9trang\u00e8re ne pourra, seule, reconstruire durablement la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo. <\/p>\n<p>Les d\u00e9fis de l\u2019heure exigent une refondation collective, une convergence des intelligences et une rupture radicale avec les m\u00e9canismes qui ont transform\u00e9 l\u2019Est du pays en th\u00e9\u00e2tre permanent des ambitions contrari\u00e9es et des trag\u00e9dies r\u00e9p\u00e9t\u00e9es.<\/p>\n<figure class=\"spip-document spip-document-75192 aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.igihe.com\/IMG\/jpg\/rd-36.jpg\" alt=\"Depuis des d\u00e9cennies, la RDC semble pi\u00e9g\u00e9e dans un cycle de crises, o\u00f9 accords et cessez-le-feu alternent avec des violences r\u00e9currentes, sur fond de tensions politiques et de rivalit\u00e9s persistantes\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis des d\u00e9cennies, la R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo semble enferm\u00e9e dans une trag\u00e9die cyclique o\u00f9 les accords succ\u00e8dent aux affrontements, o\u00f9 les cessez-le-feu pr\u00e9c\u00e8dent les offensives et o\u00f9 les promesses d\u2019unit\u00e9 nationale se dissolvent invariablement dans les mar\u00e9cages de la d\u00e9fiance politique, des rivalit\u00e9s r\u00e9gionales et des calculs g\u00e9ostrat\u00e9giques. <\/p>\n","protected":false},"author":488,"featured_media":4000075191,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7544],"tags":[7605],"byline":[9102],"hashtag":[],"class_list":["post-42001","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique","tag-homenews","byline-tite-gatabazi"],"bylines":[{"id":9102,"name":"Tite Gatabazi","slug":"tite-gatabazi","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":472}],"contributors":[{"id":9102,"name":"Tite Gatabazi","slug":"tite-gatabazi","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":472}],"featured_image":{"id":4000075191,"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/rd_cp-28.jpg","alt":"","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","width":0,"height":0,"sizes":{"thumbnail":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/rd_cp-28.jpg","width":1,"height":1},"medium":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/rd_cp-28.jpg","width":1,"height":1},"medium_large":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/rd_cp-28.jpg","width":1,"height":1},"large":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/rd_cp-28.jpg","width":1,"height":1},"full":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/rd_cp-28.jpg","width":0,"height":0}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42001","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/488"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=42001"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/42001\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4000075191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=42001"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=42001"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=42001"},{"taxonomy":"byline","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/byline?post=42001"},{"taxonomy":"hashtag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/hashtag?post=42001"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}