{"id":38210,"date":"2025-07-02T14:33:00","date_gmt":"2025-07-02T14:33:00","guid":{"rendered":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/Des-milliers-de-Burundais-victimes-de-traite-humaine-en-Arabie-Saoudite-38210\/"},"modified":"2025-07-02T14:32:57","modified_gmt":"2025-07-02T14:32:57","slug":"Des-milliers-de-Burundais-victimes-de-traite-humaine-en-Arabie-Saoudite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/Des-milliers-de-Burundais-victimes-de-traite-humaine-en-Arabie-Saoudite\/","title":{"rendered":"Des milliers de Burundais victimes de traite humaine en Arabie Saoudite"},"content":{"rendered":"<p>Selon une enqu\u00eate men\u00e9e par &#8216;Ukweli Coalition Media Hub&#8217;, &#8216;Africa Uncensored&#8217; et le site &#8216;Afrique XXI&#8217;, pas moins de 17\u202f000 Burundais ont \u00e9t\u00e9 victimes de traite humaine et de mauvais traitements une fois sur place.<\/p>\n<p>Avant l\u2019accord, le recrutement se faisait principalement par des interm\u00e9diaires informels. Cet accord visait \u00e0 mieux encadrer le d\u00e9part de ces travailleurs en instaurant des agences agr\u00e9\u00e9es. Depuis, 27 agences l\u00e9gales d\u2019\u00e9migration ont vu le jour au Burundi, dont certaines seraient dirig\u00e9es par des personnalit\u00e9s consid\u00e9r\u00e9es comme proches du pouvoir, selon l\u2019enqu\u00eate. Elles collaborent avec des agences saoudiennes qui placent ces travailleurs, principalement de jeunes femmes, comme domestiques chez des particuliers.<\/p>\n<p>Dans les villages, des agents viennent recruter ces femmes en leur promettant un salaire attractif. Avant le d\u00e9part, elles suivent une formation pour apprendre les coutumes saoudiennes, notamment celles li\u00e9es au travail domestique. En principe, tout le processus est enti\u00e8rement pris en charge\u202f: le billet d\u2019avion et les frais sont couverts par l\u2019agence burundaise, qui les confie ensuite \u00e0 une agence partenaire en Arabie Saoudite.<\/p>\n<p>Mais une fois sur place, la r\u00e9alit\u00e9 est bien diff\u00e9rente. D\u2019apr\u00e8s plusieurs t\u00e9moignages, les employeurs confisquent les passeports des travailleuses, les transformant ainsi en prisonni\u00e8res. En cas de maladie ou de d\u00e9saccord avec l\u2019employeur, elles sont souvent renvoy\u00e9es sans ressources et sans moyen de rentrer. <\/p>\n<p>Certaines se retrouvent enferm\u00e9es dans des \u00ab\u202fmaisons de transit\u202f\u00bb qui s\u2019apparentent \u00e0 de v\u00e9ritables prisons, le temps qu\u2019on d\u00e9cide si elles seront replac\u00e9es chez un autre employeur ou rapatri\u00e9es. Cette attente peut durer des semaines, voire des mois, faute d\u2019argent pour payer le billet de retour.<\/p>\n<p>Officiellement, entre 2022 et 2023, environ 2\u202f000 \u00e0 3\u202f000 Burundais seraient rentr\u00e9s, mais de nombreux autres resteraient bloqu\u00e9s, souvent sans ressources pour revenir. L\u2019enqu\u00eate signale \u00e9galement que des travailleuses originaires du Kenya se trouvent dans des conditions similaires.<\/p>\n<p>Un rapport am\u00e9ricain avait d\u00e9j\u00e0 tir\u00e9 la sonnette d\u2019alarme sur ces cas de traite humaine d\u00e8s 2023. Pourtant, ni le minist\u00e8re des Affaires \u00e9trang\u00e8res du Burundi ni les agences de recrutement burundaises n\u2019ont souhait\u00e9 commenter ces r\u00e9v\u00e9lations. Ces derni\u00e8res rejettent les accusations, affirmant qu\u2019il ne s\u2019agit que de cas exceptionnels.<\/p>\n<p>Le silence persiste m\u00eame dans les situations les plus tragiques\u202f: une jeune Burundaise est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en Arabie Saoudite, mais ni l\u2019ambassade ni l\u2019\u00c9tat burundais n\u2019ont accept\u00e9 de rapatrier son corps. Sa famille aurait subi des pressions pour qu\u2019elle soit enterr\u00e9e discr\u00e8tement sur place.<\/p>\n<p>Par ailleurs, face aux menaces et aux pressions exerc\u00e9es, aucune des victimes ne pr\u00e9voit d\u2019engager de poursuites judiciaires.<\/p>\n<figure class=\"spip-document spip-document-62937 aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.igihe.com\/IMG\/jpg\/trait.jpg\" alt=\"Au moins de 17\u202f000 Burundais ont \u00e9t\u00e9 victimes de traite humaine et de mauvais traitements en Arabie Saoudite, selon une enqu\u00eate men\u00e9e par \u2019Ukweli Coalition Media Hub\u2019, \u2019Africa Uncensored\u2019 et le site \u2019Afrique XXI\u2019\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis 2021, le Burundi et l\u2019Arabie Saoudite ont sign\u00e9 un accord bilat\u00e9ral destin\u00e9 \u00e0 encadrer le recrutement de travailleurs domestiques burundais et \u00e0 garantir leur protection. Cet accord a permis \u00e0 de nombreux Burundais, principalement des femmes, de partir en Arabie Saoudite dans l\u2019espoir de trouver un emploi mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9. Pourtant, derri\u00e8re cette promesse, se cache une r\u00e9alit\u00e9 bien plus sombre.<\/p>\n","protected":false},"author":488,"featured_media":4000062936,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7587],"tags":[7605],"byline":[9865],"hashtag":[],"class_list":["post-38210","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-justice","tag-homenews","byline-alain-bertrand-tunezerwe"],"bylines":[{"id":9865,"name":"Alain Bertrand Tunezerwe","slug":"alain-bertrand-tunezerwe","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":452}],"contributors":[{"id":9865,"name":"Alain Bertrand Tunezerwe","slug":"alain-bertrand-tunezerwe","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":452}],"featured_image":{"id":4000062936,"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/trait_cp.jpg","alt":"","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","width":0,"height":0,"sizes":{"thumbnail":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/trait_cp.jpg","width":1,"height":1},"medium":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/trait_cp.jpg","width":1,"height":1},"medium_large":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/trait_cp.jpg","width":1,"height":1},"large":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/trait_cp.jpg","width":1,"height":1},"full":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/trait_cp.jpg","width":0,"height":0}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38210","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/488"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=38210"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/38210\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4000062936"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=38210"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=38210"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=38210"},{"taxonomy":"byline","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/byline?post=38210"},{"taxonomy":"hashtag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/hashtag?post=38210"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}