{"id":27201,"date":"2018-12-11T07:30:27","date_gmt":"2018-12-11T07:30:27","guid":{"rendered":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/africamuseum-en-belgique-le-musee-royal-de-l-27201\/"},"modified":"2018-12-11T07:30:23","modified_gmt":"2018-12-11T07:30:23","slug":"africamuseum-en-belgique-le-musee-royal-de-l","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/africamuseum-en-belgique-le-musee-royal-de-l\/","title":{"rendered":"AfricaMuseum: en Belgique, le Mus\u00e9e royal de l&#8217;Afrique centrale fait peau neuve"},"content":{"rendered":"<p>Trois kilom\u00e8tres d&#8217;archives, 120 000 objets ethnographiques, masques, sculptures, 10 millions d&#8217;animaux, et m\u00eame un \u00e9l\u00e9phant empaill\u00e9. C&#8217;est la plus grande collection d&#8217;ethnographie et d&#8217;histoire naturelle sur l&#8217;Afrique centrale qui s&#8217;est constitu\u00e9e \u00e0 Tervuren. Un mus\u00e9e cr\u00e9\u00e9 il y a 120 ans par le roi L\u00e9opold II comme un outil de propagande, pour vanter les m\u00e9rites de la colonisation belge au Congo, Rwanda et Burundi.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait grand temps de faire peau neuve, dit aujourd&#8217;hui son directeur, Guido Greyseels. \u00ab Notre mus\u00e9e avait une exposition permanente qui n\u2019avait plus chang\u00e9 depuis les ann\u00e9es 50. On l\u2019appelait le dernier mus\u00e9e colonial au monde. On pr\u00e9sentait toujours le regard de la Belgique sur le Congo d\u2019avant l\u2019ind\u00e9pendance. Donc on voulait changer cette image drastiquement. \u00bb<\/p>\n<p>{{Contrepoints n\u00e9cessaires}}<\/p>\n<p>Et le d\u00e9fi \u00e9tait de taille dans ce b\u00e2timent class\u00e9. Des citations du roi id\u00e9alisant le colonialisme y sont grav\u00e9es dans le marbre. De m\u00eame que les noms de 1 500 Belges morts au Congo. Rien ne mentionnait en revanche les centaines de milliers de victimes congolaises de la colonisation.<\/p>\n<p>Une installation de Freddy Tsimba essaie aujourd&#8217;hui tant bien que mal d&#8217;y rem\u00e9dier. Comme lui, une dizaine d&#8217;artistes congolais contemporains ont \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 contribution pour apporter des contrepoints.<\/p>\n<p>L&#8217;histoire coloniale est d\u00e9sormais \u00e9voqu\u00e9e, dans toute sa violence, photos et documents \u00e0 l&#8217;appui. De m\u00eame que l&#8217;Afrique centrale contemporaine \u00e0 travers des sections sur les rites, c\u00e9r\u00e9monies, les langues ou la musique.<\/p>\n<p>{{Les \u00e9chos du d\u00e9bat sur la restitution d\u2019\u0153uvres en Belgique aussi}}<\/p>\n<p>Le roi Philippe a renonc\u00e9 \u00e0 venir inaugurer officiellement le nouveau mus\u00e9e royal de l&#8217;Afrique centrale. Selon le Palais royal, il ne souhaite pas \u00ab s&#8217;immiscer \u00bb dans le vif d\u00e9bat en cours sur la restitution d&#8217;\u0153uvres pill\u00e9es durant la colonisation. Lanc\u00e9 en France l&#8217;an dernier par le pr\u00e9sident Macron, ce d\u00e9bat conna\u00eet de fait un vif \u00e9cho depuis quelques semaines en Belgique.<\/p>\n<p>Le Mus\u00e9e royal de l&#8217;Afrique centrale a beau avoir renouvel\u00e9 son exposition permanente qui datait d&#8217;avant les Ind\u00e9pendances, certains continuent de le consid\u00e9rer comme une galerie de troph\u00e9es \u00e0 la gloire du colon belge.<\/p>\n<p>\u00c0 la t\u00eate de son association, Bamko Cran, Mireille Tsheusi Robert a port\u00e9 le d\u00e9bat sur la restitution des \u0153uvres pill\u00e9es pendant la colonisation jusqu&#8217;au parlement francophone de Bruxelles en octobre. \u00ab Le mus\u00e9e est une vitrine de la fiert\u00e9 belge. Le Congo, la colonie, a toujours repr\u00e9sent\u00e9 un \u00e9l\u00e9ment de fiert\u00e9 et de prestige national belge. Et c\u2019est pour \u00e7a que c\u2019est si difficile \u00e0 accepter, ce d\u00e9bat, en Belgique. Nous, on ne veut pas vider les mus\u00e9es belges, ce n\u2019est pas du tout l\u2019objectif. Il y a des pi\u00e8ces qui ont \u00e9t\u00e9 acquises par des massacres coloniaux. C\u2019est ces pi\u00e8ces-l\u00e0 seulement dont on demande la restitution. \u00bb<\/p>\n<p>Guido Gryseels, le directeur du mus\u00e9e, se dit ouvert sur la question. \u00ab Nous on est pr\u00eat \u00e0 parler de restitution, certainement en faveur du retour imm\u00e9diat de tout ce qui est restes humains et de tout ce qui peut \u00eatre digitalis\u00e9. Il faut aussi travailler avec les pays africains sur un programme d\u2019expositions itin\u00e9rantes, conjointes, pr\u00eats \u00e0 long terme. Et on a d\u00e9j\u00e0 des programmes concrets \u00e0 ce sujet. \u00bb<\/p>\n<p>L&#8217;AfricaMuseum devrait ainsi num\u00e9riser l&#8217;an prochain toutes les archives du Rwanda pour les rendre \u00e0 Kigali. Un geste insuffisant pour certains qui r\u00e9clament la restitution physique d&#8217;objets.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rebaptis\u00e9 AfricaMuseum, le Mus\u00e9e royal de l&#8217;Afrique centrale &#8211; le plus grand mus\u00e9e du monde consacr\u00e9 \u00e0 l&#8217;Afrique &#8211; rouvre ses portes au public dimanche \u00e0 Tervuren, en banlieue de Bruxelles, dans un ancien palais du roi Leopold II entour\u00e9 de verdure. Il est inaugur\u00e9 officiellement ce samedi 8 d\u00e9cembre, apr\u00e8s cinq ans de travaux destin\u00e9s \u00e0 r\u00e9nover les b\u00e2timents et la fa\u00e7on de raconter l&#8217;histoire, marqu\u00e9e par l&#8217;\u00e9poque coloniale.<\/p>\n","protected":false},"author":453,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7558],"tags":[7605],"byline":[7817],"hashtag":[],"class_list":["post-27201","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-arts-culinaires","tag-homenews","byline-rfi"],"bylines":[{"id":7817,"name":"RFI","slug":"rfi","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":null}],"contributors":[{"id":7817,"name":"RFI","slug":"rfi","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":null}],"featured_image":null,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27201","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/453"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27201"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/27201\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27201"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=27201"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=27201"},{"taxonomy":"byline","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/byline?post=27201"},{"taxonomy":"hashtag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/hashtag?post=27201"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}