{"id":20555,"date":"2016-10-31T11:16:38","date_gmt":"2016-10-31T11:16:38","guid":{"rendered":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/occultation-des-responsabilites-francaises-dans-20555\/"},"modified":"2016-10-31T19:56:16","modified_gmt":"2016-10-31T19:56:16","slug":"occultation-des-responsabilites-francaises-dans","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/occultation-des-responsabilites-francaises-dans\/","title":{"rendered":"Liste de 22 officiers fran\u00e7ais ayant tremp\u00e9 dans le g\u00e9nocide des Tutsi"},"content":{"rendered":"<p>{ {{Des acteurs fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s dans le g\u00e9nocide en tant qu\u2019auteurs ou complices et ils ne veulent pas que leurs actes soient connus malgr\u00e9 leur \u00e9vidence. C\u2019est le plus grand mobile qui explique le refus obstin\u00e9 des autorit\u00e9s fran\u00e7aises de valider l\u2019enqu\u00eate balistique men\u00e9e par des experts fran\u00e7ais au Rwanda en 2010 et qui situe le tir des missiles dans le camp militaire de Kanombe. En t\u00e9moigne le r\u00f4le de vingt-deux (22) officiers militaires  ci-dessous}}.  } <\/p>\n<p>{{1)\tG\u00e9n\u00e9ral Jacques Lanxade}}<\/p>\n<p>Il fut Chef d\u2019\u00e9tat-major particulier du pr\u00e9sident Mitterrand d\u2019avril 1989 \u00e0 avril 1991, puis chef d\u2019\u00e9tat-major des arm\u00e9es (avril 1991 \u00e0 septembre 1995). L\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise aux ordres de Jacques Lanxade, a jou\u00e9 au Rwanda entre 1990 et 1994, le r\u00f4le d\u2019une v\u00e9ritable force d\u2019occupation, impliqu\u00e9e dans des crimes graves. En tant que chef supr\u00eame des Arm\u00e9es, Jacques Lanxade a re\u00e7u tous les rapports concernant les exactions de l\u2019arm\u00e9e rwandaise, ses massacres, sa politique discriminatoire et g\u00e9nocidaire, mais Jacques Lanxade a maintenu une assistance accrue \u00e0 cette arm\u00e9e, en lui fournissant des moyens mat\u00e9riels et humains. <\/p>\n<p>En 1991, Jacques Lanxade a effectu\u00e9 une visite de travail au Rwanda en compagnie de son chef de cabinet, le g\u00e9n\u00e9ral Pidancet et le colonel Delort, chef des relations ext\u00e9rieures. Au cours de cette visite, Jacques Lanxade a particip\u00e9 aux entretiens avec des autorit\u00e9s sup\u00e9rieures de l\u2019Etat et de l\u2019Arm\u00e9e, et a visit\u00e9 sur terrain les d\u00e9tachements de Noro\u00eet et du DAMI. Lors de cette visite, Jacques Lanxade a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 des massacres commis par les FAR sur les Bagogwe \u00e0 Ruhengeri, mais il a maintenu la pr\u00e9sence des instructeurs fran\u00e7ais. <\/p>\n<p>Jacques Lanxade assimilait le FPR \u00e0 l\u2019Ouganda et au groupe tutsi dans son ensemble et a transform\u00e9 par l\u00e0 un conflit politique en conflit ethnique. Jacques Lanxade d\u00e9fendait que la majorit\u00e9 ethnique hutu corresponde \u00e0 la majorit\u00e9 d\u00e9mocratique, et a choisi pour ce fait de prendre parti pour cette majorit\u00e9. Plus grave, dans la vision de Jacques Lanxade, tout Tutsi \u00e9tait assimil\u00e9 \u00e0 un combattant potentiel du FPR, ennemi de la France, qu\u2019il fallait combattre. Sur ordre de Jacques Lanxade, les militaires fran\u00e7ais du DAMI Panda, ont re\u00e7u en avril 1991 l\u2019ordre de fournir une aide op\u00e9rationnelle aux FAR pour renforcer le r\u00e9gime militairement, afin qu\u2019il puisse mieux n\u00e9gocier avec le FPR. <\/p>\n<p>Des documents et t\u00e9moignages prouvent que Jacques Lanxade \u00e9tait inform\u00e9, par son attach\u00e9 de d\u00e9fense, de toute la situation pr\u00e9valant au Rwanda depuis 1990, et que des d\u00e9cisions importantes \u00e9taient prises apr\u00e8s son accord. L\u2019ambassadeur Jean-Michel Marlaud a avou\u00e9 devant la MIP que toutes les communications \u00e9manant de l\u2019ambassade de France au Rwanda \u00e9taient contr\u00f4l\u00e9es par l\u2019attach\u00e9 de d\u00e9fense qui, \u00e0 son tour, rendait compte \u00e0 Jacques Lanxade et \u00e0 Christian Quesnot.<br \/>\n{{<br \/>\n2)\tG\u00e9n\u00e9ral Christian Quesnot}}<\/p>\n<p>Chef de l\u2019\u00e9tat-major particulier du pr\u00e9sident Mitterrand de 1991 \u00e0 1995, Christian Quesnot est l\u2019un des principaux responsables du soutien inconditionnel au r\u00e9gime de Habyarimana. Il a \u00e9t\u00e9 le principal informateur du chef d\u2019\u00e9tat-major fran\u00e7ais quant aux interventions que l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise a conduites au Rwanda. Dans ses notes qu\u2019il a adress\u00e9es au pr\u00e9sident Mitterrand, Quesnot a plaid\u00e9 pour un soutien immod\u00e9r\u00e9 au r\u00e9gime Habyarimana et \u00e0 ses forces arm\u00e9es. <\/p>\n<p>Pendant le g\u00e9nocide, Christian Quesnot s\u2019entretenait constamment avec le pr\u00e9sident Th\u00e9odore Sindikubwabo et intervenait aupr\u00e8s du pr\u00e9sident Mitterrand pour une aide militaire de la France. Le 29 avril 1994, Christian Quesnot a \u00e9crit des mots extr\u00eamement insultants \u00e0 l\u2019\u00e9gard du FPR: \u00ab Le FPR est le parti le plus fasciste que j\u2019aie rencontr\u00e9 en Afrique. Il peut \u00eatre assimil\u00e9 \u00e0 des \u2018Khmers noirs\u2019. Il a une complicit\u00e9 belge \u00bb. Le 4 mai 1994, la m\u00eame diabolisation fut reprise. Le 6 mai 1994, Christian Quesnot a propos\u00e9 un soutien aux FAR en train de commettre le g\u00e9nocide. <\/p>\n<p>Le 24 mai 1994, le g\u00e9n\u00e9ral Quesnot a r\u00e9cidiv\u00e9 en s\u2019adressant  au pr\u00e9sident Mitterrand pour qu\u2019il d\u00e9cide dans l\u2019urgence l\u2019octroi d\u2019un soutien militaire direct aux FAR et au gouvernement int\u00e9rimaire: \u00ab L\u2019arriv\u00e9e au pouvoir dans la r\u00e9gion d\u2019une minorit\u00e9 dont les buts et l\u2019organisation ne sont pas sans analogie avec le syst\u00e8me des Khmers rouges est un gage d\u2019instabilit\u00e9 r\u00e9gionale dont les cons\u00e9quences n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 anticip\u00e9es par ceux, y compris en France, dont la complicit\u00e9 et la complaisance sont patentes \u00bb. La violence de ces propos et la haine qu\u2019ils renferment sont le reflet d\u2019une adh\u00e9sion totale et intentionnelle aux id\u00e9es et actions des auteurs du g\u00e9nocide.<br \/>\n{{<br \/>\n3)\tG\u00e9n\u00e9ral Jean-Pierre Huchon}}<\/p>\n<p>Il fut adjoint du g\u00e9n\u00e9ral Quesnot d\u2019avril 1991 \u00e0 avril 1993, puis chef de la mission militaire de coop\u00e9ration d\u2019avril 1993 \u00e0 octobre 1995. Il a poursuivi l\u2019instrumentalisation de l\u2019ethnisme et a coordonn\u00e9 les livraisons d\u2019armes, munitions et \u00e9quipements militaires aux FAR avant et pendant le g\u00e9nocide. Ces armes ont servi \u00e0 ex\u00e9cuter des massacres de civils innocents tu\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e et les milices paramilitaires. Au mois de mai 1994, Jean-Pierre Huchon a re\u00e7u \u00e0 plusieurs reprises dans ses bureaux \u00e0 Paris, le lieutenant-colonel Cyprien Kayumba, chef de la logistique au minist\u00e8re rwandais de la D\u00e9fense, qui y a s\u00e9journ\u00e9 pendant vingt sept jours \u00ab pour tenter d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer les fournitures d\u2019armes et de munitions \u00e0 l\u2019arm\u00e9e rwandaise \u00bb.  <\/p>\n<p>Une commande d\u2019armes fut pass\u00e9e \u00e0 la SOFREMAS, entreprise publique enti\u00e8rement contr\u00f4l\u00e9e par l\u2019Etat fran\u00e7ais. Le 9 mai 1994, Jean-Pierre Huchon a re\u00e7u le lieutenant-colonel Ephrem Rwabalinda, conseiller du chef d\u2019\u00e9tat-major des FAR. <\/p>\n<p>Dans son rapport de mission, Ephrem Rwabalinda a mentionn\u00e9 parmi les priorit\u00e9s abord\u00e9es avec Jean-Pierre Huchon \u00ab  le soutien du Rwanda par la France sur le plan de la politique internationale ; la pr\u00e9sence physique des militaires Fran\u00e7ais au Rwanda (\u2026) pour des coups de mains dans le cadre de la coop\u00e9ration ; l\u2019utilisation indirecte des troupes \u00e9trang\u00e8res r\u00e9guli\u00e8res ou non \u00bb.  Rwabalinda a ajout\u00e9 que Jean-Pierre Huchon conseillait au Rwanda de rendre le FPR responsable du g\u00e9nocide: \u00ab (\u2026) Si rien n\u2019est fait pour retourner l\u2019image du pays \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, les responsables militaires et politiques du Rwanda seront tenus responsables des massacres commis au Rwanda. Il est revenu sur ce point plusieurs fois \u00bb (\u2026) <\/p>\n<p>\u00ab Soigner davantage l\u2019image du pays \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur constitue une des priorit\u00e9s \u00e0 NE PAS perdre de vue. Les appareils t\u00e9l\u00e9phoniques que j\u2019apporte devraient nous aider \u00e0 sortir de l\u2019isolement vis-\u00e0-vis de l\u2019\u00e9tranger \u00bb. Et Rwabalinda de conclure que \u00ab la maison militaire de coop\u00e9ration pr\u00e9pare les actions de secours \u00e0 mener \u00e0 notre faveur \u00bb. <\/p>\n<p>{{4)\tLieutenant-colonel Michel ROBARDEY }} <\/p>\n<p>Michel Robardey est arriv\u00e9 au Rwanda en septembre 1990 et l\u2019a quitt\u00e9 en avril 1994. Robardey a dirig\u00e9 une \u00e9quipe de quatre gendarmes fran\u00e7ais qui ont \u00e9labor\u00e9 et install\u00e9 entre 1992 et 1994 au sein d\u2019un centre de torture appel\u00e9 \u00ab CRIMINOLOGIE \u00bb, un syst\u00e8me d\u2019informatisation des donn\u00e9es permettant de disposer des listes de personnes recherch\u00e9es et \u00e0 rechercher. Ces listes visaient prioritairement les Tutsi et les opposants politiques Hutu. En f\u00e9vrier 1993, le premier ministre, Dismas Nsengiyaremye, a adress\u00e9 un courrier au ministre rwandais de la d\u00e9fense dans lequel il protestait contre l\u2019intention criminelle de ces listes et exigeait leur suppression. Ces listes \u00e9tablies ont \u00e9t\u00e9 l\u2019instrument du g\u00e9nocide en 1994. <\/p>\n<p>Une note des services secrets militaires fran\u00e7ais reconnait que depuis le premier jour du g\u00e9nocide, \u00ab munis de listes pr\u00e9\u00e9tablies, les militaires de la Garde pr\u00e9sidentielle ont entrepris de massacrer tous les Tutsi ainsi que les Hutus originaires du sud ou soutenant les partis d\u2019opposition. \u00bb <\/p>\n<p>Dans ce m\u00eame Centre, Robardey a particip\u00e9 \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019interrogatoires violents contre des personnes qui y \u00e9taient d\u00e9tenues. En f\u00e9vrier 1993, le major Corri\u00e8re plac\u00e9 sous le commandement de Robardey, a tortur\u00e9 deux Tutsi, Rudasingwa Japhet et Byukusenge Anne Marie, dans les locaux de la Criminologie en leur reprochant d\u2019avoir donn\u00e9 \u00e0 un journal rwandais, Le Flambeau, des photos montrant des militaires fran\u00e7ais participant aux combats aux cot\u00e9s des FAR. Anne Marie Byukusenge mourra plus tard des suites de ses tortures. Pendant leur pr\u00e9sence \u00e0 la Criminologie, des gendarmes fran\u00e7ais faisaient dispara\u00eetre au cours des enqu\u00eates criminelles, tout indice de nature \u00e0 prouver l\u2019implication du r\u00e9gime rwandais dans les actes terroristes, et Robardey les attribuait tous injustement au FPR. <\/p>\n<p>De nos jours, Michel Robardey est membre d\u2019une association n\u00e9gationniste d\u00e9nomm\u00e9e France-Turquoise qui regroupe les anciens militaires fran\u00e7ais qui ont particip\u00e9 \u00e0 l\u2019op\u00e9ration Turquoise en 1994 au Rwanda. Michel Robardey est cr\u00e9ateur d\u2019un blog dans lequel il diffuse des id\u00e9es n\u00e9gationnistes sur le g\u00e9nocide commis contre les Tutsi. Il participe \u00e0 de nombreux colloques n\u00e9gationnistes et t\u00e9moigne toujours en faveur des g\u00e9nocidaires rwandais incrimin\u00e9s en France ou dans des tribunaux d\u2019autres Etats. <\/p>\n<p>{{5) Colonel Gilbert Canovas}}<\/p>\n<p>Gilbert Canovas \u00e9tait d\u2019octobre \u00e0 novembre 1990 adjoint op\u00e9rationnel aupr\u00e8s de l\u2019attach\u00e9 de d\u00e9fense et conseiller du chef d\u2019\u00e9tat-major de la gendarmerie rwandaise. Il a \u00e9t\u00e9 activement impliqu\u00e9 dans la mise en place des plans d\u2019\u00e9tablissement des barri\u00e8res sur lesquels les civils ont trouv\u00e9 la mort. Le 12 avril 1991, en compagnie du major Christian Refalo, Gilbert Canovas s\u2019est rendu \u00e0 Ruhengeri \u00ab dans le but, \u00e9crit-il, d\u2019\u00e9tudier comment conqu\u00e9rir et assurer le contr\u00f4le de la zone de la for\u00eat des volcans que les Inyenzi occupent et o\u00f9 toutes nos tentatives d\u2019infiltration ont jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent \u00e9chou\u00e9 \u00bb. <\/p>\n<p>Au cours de cette op\u00e9ration, Gilbert Canovas a mis en place une formation des milices aux m\u00e9thodes de tuer et d\u2019infiltration. Donc, les premiers unitees des Interahamwe ont \u00e9t\u00e9 mises en place par le colonel Canovas. Un autre exemple de son engagement actif aupr\u00e8s du r\u00e9gime Habyarimana est cette rencontre du 18 f\u00e9vrier 1991 entre Michel Robardey, le colonel Gilbert Canovas et le chef d\u2019Etat-major de la gendarmerie rwandaise, le colonel Rwagafirita, au cours de laquelle le colonel Canovas \u00ab a d\u00e9clar\u00e9 \u00eatre enti\u00e8rement disponible pour apporter son concours pour une d\u00e9fense efficace de la capitale KIGALI \u00bb. <\/p>\n<p>{{6)\tColonel Jacques Rosier}}<\/p>\n<p>Jacques Rosier a \u00e9t\u00e9 chef du D\u00e9tachement d\u2019Assistance Militaire et d\u2019Instruction (DAMI) entre juin 1992 et novembre 1992. C\u2019est pendant cette ann\u00e9e 1992 que le DAMI h\u00e9berg\u00e9 dans les camps militaires de Gabiro, Gako, Mukamira et Bigogwe,  a accentu\u00e9 la formation des Interahamwe. Jacques Rosier \u00e9tait le coordonnateur de ces formations. Les deux vagues de tueries qui ont eu lieu dans le Bugesera d\u00e9but mars 1992, et celle visant les Tutsi Bagogwe entre novembre 1992 et janvier 1993, ont \u00e9t\u00e9 commis par des Interahamwe form\u00e9s par ces instructeurs fran\u00e7ais du DAMI. Ces formations criminelles ont \u00e9t\u00e9 par ailleurs d\u00e9nonc\u00e9es dans le rapport de la Commission des experts de l\u2019ONU en juin 1994 en ces termes: \u00ab un camp d\u2019entra\u00eenement pour la milice Hutu (interahamwe) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans le Mutara. Les sessions duraient trois semaines chacune, comprenant l\u2019endoctrinement de 300 hommes \u00e0 la haine ethnique contre la minorit\u00e9 tutsi. Les sessions comportaient \u00e9galement l\u2019apprentissage des m\u00e9thodes de massacres de masse \u00bb. <\/p>\n<p>{{7)\tCapitaine Joubert Etienne }} <\/p>\n<p>Il fut chef du DAMI appel\u00e9 Panda du 23 d\u00e9cembre 1992 au 18 mai 1993. Etienne Joubert a dirig\u00e9 la formation des Interahamwe au camp militaire de Gabiro. Dans ce camp, Etienne Joubert et ses hommes formaient trois groupes de personnes bien distincts, des Hutu burundais, des militaires rwandais et les Interahamwe.  Pendant Turquoise, Etienne Joubert est revenu au Rwanda, \u00e0 Gikongoro, d\u2019abord \u00e0 la t\u00eate du Commandement des Op\u00e9rations Sp\u00e9ciales (COS) et en m\u00eame temps officier de renseignements, puis chef des op\u00e9rations. <\/p>\n<p>Les hommes du COS qu\u2019il commandait ont \u00e9t\u00e9 les premiers militaires fran\u00e7ais arriv\u00e9s \u00e0 Gikongoro le 24 juin 1994. Etienne Joubert a imm\u00e9diatement collabor\u00e9 avec les autorit\u00e9s responsables du g\u00e9nocide, notamment le pr\u00e9fet Bucyibaruta et le capitaine Sebuhura, organisateurs du g\u00e9nocide \u00e0 Gikongoro. A SOS et au Coll\u00e8ge ACEPR Gikongoro, des militaires plac\u00e9s sous ses ordres ont commis des meurtres de Tutsi, des viols et agressions sexuelles syst\u00e9matiques. <\/p>\n<p>{{8)\tColonel Didier Tauzin}}<\/p>\n<p>Il fut conseiller militaire du pr\u00e9sident Habyarimana de 1990 \u00e0 1993, chef du DAMI Panda et de l\u2019op\u00e9ration Chim\u00e8re (22 f\u00e9vrier \u2013 28 mars 1993), puis commandant, pendant un court moment, de Turquoise Gikongoro. Il a contribu\u00e9 \u00e0 former les miliciens et \u00e0 combattre le FPR en 1993. Il s\u2019en vanta en ces termes : \u00ab Nous lui avons men\u00e9 la vie dure, au FPR !  (\u2026) Nous avons bris\u00e9 son \u00e9lan vers Kigali. (\u2026) Pas de cadeau.\u00bb Il s\u2019est manifestement oppos\u00e9 \u00e0 l\u2019accord de paix d\u2019Arusha qu\u2019il qualifiait de \u00ab totalement irr\u00e9aliste, scandaleux et ignoble, voire un l\u00e2chage, une trahison \u00bb qui a permis \u00ab l\u2019intrusion des milices du FPR dans le pays. \u00bb <\/p>\n<p>Autrement dit, pour Tauzin, les membres du FPR ne sont pas des Rwandais, ce sont des milices \u00e9trang\u00e8res ! Le 04\/07\/1994, Tauzin d\u00e9clara \u00e0 la presse que l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise n\u2019h\u00e9sitera pas \u00ab \u00e0 casser les reins du FPR \u00bb et que les ordres seront: \u00ab pas de quartier\u00bb. Il fut rappel\u00e9. Dans son livre publi\u00e9 en 2011 \u00ab Rwanda : Je demande justice pour la France et ses soldats \u00bb, Tauzin nie qu\u2019il n\u2019y a pas eu de g\u00e9nocide contre les Tutsi.<\/p>\n<p>9)\t{{Colonel Ren\u00e9 Galini\u00e9}}<\/p>\n<p>Il a occup\u00e9 des fonctions d\u2019Attach\u00e9 de d\u00e9fense pr\u00e8s l\u2019ambassade de France au Rwanda et chef de la mission militaire de coop\u00e9ration (juillet 1991-avril 1994), commandant de Noro\u00eet de juillet 1991-d\u00e9cembre 1993, hormis f\u00e9vrier et mars 1993. Il \u00e9tait au courant de tous les massacres commis par le r\u00e9gime Habyarimana, les a couverts et a continu\u00e9 de fournir une aide et assistance logistique \u00e0 ce r\u00e9gime qui commettait les massacres et pr\u00e9parait le g\u00e9nocide.<\/p>\n<p>10)\t{{Colonel Bernard Cussac}}<\/p>\n<p>Attach\u00e9 de d\u00e9fense et chef de la mission de coop\u00e9ration \u00e0 l\u2019ambassade de France au Rwanda (juillet 1991 \u00e0 avril 1994), commandant de l&#8217;op\u00e9ration Noro\u00eet (juillet 91 \u00e0 d\u00e9cembre 93, hormis f\u00e9vrier et mars 93). Il a particip\u00e9 aux interrogatoires des prisonniers de guerre du FPR ainsi que des soi-disant complices civils du FPR. La plupart d\u2019entre eux  furent tu\u00e9s. Dans son rapport du 05 avril 1993, il \u00e9voque clairement la possibilit\u00e9 d\u2019un g\u00e9nocide.<\/p>\n<p>11)\t{{Lt Col. Jean-Jacques Maurin}}<\/p>\n<p>Adjoint des op\u00e9rations aupr\u00e8s de l\u2019attach\u00e9 de d\u00e9fense au Rwanda de 1992 \u00e0 1994 et Conseiller du chef d\u2019\u00e9tat major des Forces arm\u00e9es rwandaises (FAR). Il \u00e9tait charg\u00e9 de conseiller le chef d\u2019\u00e9tat \u2013 major des FAR, le colonel Serubuga dans la conduite des op\u00e9rations, dans la pr\u00e9paration et l\u2019entra\u00eenement des troupes et le rencontrait tous les jours. Il a particip\u00e9 comme il le dit lui-m\u00eame: \u00ab \u00e0 l\u2019\u00e9laboration des plans de bataille quotidiens et \u00e9tait partie prenante aux d\u00e9cisions \u00bb des FAR. Maurin a aussi codirig\u00e9 l\u2019op\u00e9ration Amaryllis avec le Colonel Henri Poncet au cours duquel des Tutsi furent tu\u00e9s notamment \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Kigali. <\/p>\n<p>12)\t{{Commandant Gr\u00e9goire De Saint Quentin}}<\/p>\n<p>Conseiller technique du bataillon Para-commando et officier instructeur des troupes a\u00e9roport\u00e9es, ao\u00fbt 1992-12\/04\/1994. Il \u00e9tait pr\u00e9sent au camp Kanombe et a dirig\u00e9 les op\u00e9rations de saccage de l\u2019avion. C\u2019est lui qui forma les tueurs du bataillon para-commando et qui couvrit les op\u00e9rations qui ont eu lieu \u00e0 Kanombe le soir du 06\/04\/1994<\/p>\n<p>13)\t{{Colonel Dominique Delort}}<\/p>\n<p>Il a command\u00e9 Noro\u00eet et DAMI. En f\u00e9vrier-mars 1993, des militaires fran\u00e7ais plac\u00e9s sous son commandement, dans les camps de Bigogwe et Mukamira, formaient l\u2019arm\u00e9e rwandaise et les miliciens. En f\u00e9vrier 1993, il a mis en place un dispositif de contr\u00f4le d\u2019identit\u00e9 aux entr\u00e9es de Kigali sur les axes Ruhenger\/Kigali, Gitarama\/Kigali et Rwamagana\/Kigali. Des civils y ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s sur base ethnique et certains ont disparu puis tu\u00e9s. <\/p>\n<p>Dominique Delort nourrissait une haine farouche au FPR qu\u2019il lui attribuait tout crime commis par les FAR. Par exemple en mars 1993, c\u2019est lui qui donne l\u2019ordre au Lt Col. Michel Robardey d\u2019apporter \u00ab un soin tout particulier \u00e0 la collecte d\u2019informations sur les massacres et les exactions du FPR afin de mieux contrecarrer la propagande du FPR. \u00bb<\/p>\n<p>14)\t{{Lieutenant-colonel Jean-Louis Nabias}}<\/p>\n<p>Le 03 mars 1992, il rempla\u00e7a le colonel Chollet \u00e0 la t\u00eate du DAMI PANDA. Son travail consistait \u00e0 donner des formations aux unit\u00e9s des FAR, en portant ses efforts sur leurs points les plus faibles comme les missions d\u2019infiltration de nuit ou l\u2019apprentissage des man\u0153uvres de contournement. Ces instructions se d\u00e9roulaient dans les camps de Gabiro et dans celui de Bigogwe. Au m\u00eame moment, les formations \u00e9taient aussi donn\u00e9es aux Interahamwe.<\/p>\n<p>15)\t{{Commandant Denis Roux }} <\/p>\n<p>De novembre 1991 \u00e0 f\u00e9vrier 1993, il fut le chef du DAMI Garde pr\u00e9sidentielle. Ce DAMI a form\u00e9 la Garde pr\u00e9sidentielle ainsi que les Interahamwe, fer de lance du g\u00e9nocide. L\u2019un de ses formateurs, l\u2019adjudant Thierry Prungnaud l\u2019a reconnu avec regret le 22 avril 2005 aux micros de France Culture: \u00ab  Je suis formel ; des Fran\u00e7ais formaient des miliciens en 1992. Ca s\u2019est fait plusieurs fois. La Garde pr\u00e9sidentielle a particip\u00e9 \u00e0 plusieurs assassinats et attentats surtout entre 1992 et 1994. \u00bb<\/p>\n<p>16)\t{{Capitaine Paul Barril}}<\/p>\n<p>En 1990, avant l\u2019offensive du FPR, Barril a effectu\u00e9 un audit de l\u2019arm\u00e9e rwandaise. Il se pr\u00e9sentait lui-m\u00eame comme conseiller du pr\u00e9sident Habyalimana. Pendant le g\u00e9nocide, il a \u00e9t\u00e9 pay\u00e9 par le Gouvernement g\u00e9nocidaire pour former les soldats d\u2019\u00e9lite dans le cadre de l\u2019op\u00e9ration \u00ab Insecticide \u00bb destin\u00e9e \u00e0 \u00e9liminer les Tutsi. Lui-m\u00eame confie s\u2019\u00eatre trouv\u00e9 au Rwanda le 7 avril 1994 et il a brandi \u00e0 la TV France 2 en juin 1994 une pi\u00e8ce qu\u2019il pr\u00e9tendait \u00eatre la boite noire du Falcon 50 de Habyarimana. Il fait partie de ceux qui nient activement le g\u00e9nocide commis contre les Tutsi. Et c\u2019est notamment lui qui a t\u00e9l\u00e9guid\u00e9 la pr\u00e9tendue enqu\u00eate du juge Brugui\u00e8re.<\/p>\n<p>17)\t{{G\u00e9n\u00e9ral Jean-Claude LAFOURCADE }} <\/p>\n<p>Jean-Claude Lafourcade \u00e9tait le commandant sup\u00e9rieur des forces fran\u00e7aises engag\u00e9es dans  Turquoise du 22 juin au 22 ao\u00fbt 1994. Pendant Turquoise, sans la complicit\u00e9 des militaires fran\u00e7ais, plac\u00e9s sous son commandement, les crimes qui se sont d\u00e9roul\u00e9s \u00e0 Cyangugu, Kibuye et Gikongoro n\u2019auraient pas eu lieu. Ces crimes ont souvent b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de la logistique des militaires fran\u00e7ais. Or, le mandat onusien confi\u00e9 \u00e0 Turquoise insistait sur le \u00ab caract\u00e8re strictement humanitaire de cette op\u00e9ration qui sera men\u00e9e de fa\u00e7on impartiale et neutre \u00bb.<\/p>\n<p> Ces militaires fran\u00e7ais ont collabor\u00e9 avec les autorit\u00e9s impliqu\u00e9es dans le g\u00e9nocide. Des t\u00e9moignages d\u2019officiers fran\u00e7ais recueillis par des journalistes pendant Turquoise prouvent que les Fran\u00e7ais savaient \u00e0 qui ils avaient affaire en choisissant de collaborer avec ces autorit\u00e9s g\u00e9nocidaires. <\/p>\n<p>Le capitaine de fr\u00e9gate Marin Gillier a affirm\u00e9 au journaliste Christian Lecomte en juillet 1994: \u00ab Nous savons que les bourgmestres et les sous-pr\u00e9fets de la r\u00e9gion sont pour la plupart impliqu\u00e9s dans les massacres de Tutsis, voire leurs instigateurs. Nous avons accumul\u00e9 des t\u00e9moignages qui le prouvent. Mais, pour le moment, ils sont nos seuls interlocuteurs aupr\u00e8s du million et demi de r\u00e9fugi\u00e9s hutus qui ont afflu\u00e9 dans la zone \u00bb. <\/p>\n<p>18)\t{{Colonel Jacques Hogard}}<\/p>\n<p>Jacques Hogard \u00e9tait chef de Turquoise \u00e0 Cyangugu. Il a permis \u00e0 ses subordonn\u00e9s de commettre des meurtres de Tutsi, viols et violences sexuelles. A Cyangugu, les militaires fran\u00e7ais ont donn\u00e9 des armes aux Interahamwe, les ont encourag\u00e9s \u00e0 traquer les Tutsi et \u00e0 les tuer. Au camp de d\u00e9plac\u00e9s de Nyarushishi gard\u00e9 par les Fran\u00e7ais, les Tutsi venant de l\u2019ext\u00e9rieur \u00e9taient intercept\u00e9s par les Interahamwe avant de pouvoir entrer dans le camp. <\/p>\n<p>Les r\u00e9fugi\u00e9s tutsi pouss\u00e9s par la faim qui en sortaient, \u00e9taient tu\u00e9s par les Interahamwe positionn\u00e9s sur ces barri\u00e8res au vu des militaires fran\u00e7ais. La pratique du viol par les militaires fran\u00e7ais a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement fr\u00e9quente et syst\u00e9matique dans les campements des Fran\u00e7ais \u00e0 Cyangugu. Dans le campement install\u00e9 au Stade Kamarampaka, les Interahamwe y apportaient des filles aux Fran\u00e7ais en plein jour. Depuis le 17 d\u00e9cembre 2005, Jacques Hogard a ouvert et anim\u00e9 un blog sur lequel \u00e9taient diffus\u00e9s des propos n\u00e9gationnistes. Il l\u2019a ferm\u00e9 en 2007.<\/p>\n<p>{{19)\tColonel Jacques Rosier}}<\/p>\n<p>En juin 1994, Jacques Rosier est revenu au Rwanda comme chef du commandement des op\u00e9rations sp\u00e9ciales (COS) du 22 juin\u201330 juillet 1994 dans la zone Turquoise. Le massacre des Tutsi de Bisesero \u00e9mane notamment de sa d\u00e9cision individuelle. Jacques Rosier \u00e9tait en effet \u00e0 Kibuye le 26 juin 1994  o\u00f9 il a inspect\u00e9 l\u2019installation du Lieutenant colonel Jean-R\u00e9my Duval (alias Diego) et de ses 35 hommes du CPA-10 \u00e0 l\u2019\u00e9cole technique de Kibuye. C\u2019est de l\u00e0 qu\u2019il a refus\u00e9 de donner l\u2019ordre d\u2019intervention pour sauver les survivants Tutsi de Bisesero alors qu\u2019il venait d\u2019\u00eatre inform\u00e9 qu\u2019ils seront aussit\u00f4t tu\u00e9s. <\/p>\n<p>{{20)\tColonel Patrice Sartre }}  <\/p>\n<p>Patrice Sartre a \u00e9t\u00e9 chef de Turquoise Gikongoro du 05 au 16 juillet 1994, puis Kibuye du 16 juillet au 21 ao\u00fbt 1994. Pendant ces p\u00e9riodes, une s\u00e9rie d\u2019attaques suivies d\u2019assassinats, viols et divers traitements inhumains, ont \u00e9t\u00e9 dirig\u00e9s contre des populations civiles. Par exemple \u00e0 Rubengera, les militaires fran\u00e7ais sous ses ordres ont collabor\u00e9 avec les autorit\u00e9s locales tr\u00e8s activement impliqu\u00e9es dans le g\u00e9nocide. Des militaires fran\u00e7ais ont ordonn\u00e9 l\u2019assassinat des Tutsi rassembl\u00e9s derri\u00e8re les blocs de classes au Coll\u00e8ge de Rubengera. <\/p>\n<p>{{21)\tCapitaine de fr\u00e9gate Marin Gillier }} <\/p>\n<p>Marin Gillier commandait le d\u00e9tachement militaire fran\u00e7ais bas\u00e9 au bureau communal de Gishyita. Il fut inform\u00e9 le 26 juin 1994 par des journalistes \u00e9trangers de l\u2019existence des survivants tutsi \u00e0 Bisesero et du fait qu\u2019un massacre de civils tutsi s\u2019y commettait. Il monta les voir avec son coll\u00e8gue Diego et son d\u00e9tachement. Ils ont rencontr\u00e9 les survivants de Bisesero et les ont laiss\u00e9s sans protection. <\/p>\n<p>{{22)\tLieutenant-colonel Eric De Stabenrath  }} <\/p>\n<p>Eric De Stabenrath a command\u00e9 Turquoise \u00e0 Gikongoro du 16 juillet au 22 ao\u00fbt 1994. Apr\u00e8s leur installation \u00e0 Gikongoro, les militaires fran\u00e7ais ont directement collabor\u00e9 avec les autorit\u00e9s administratives et militaires de la pr\u00e9fecture qui achevaient le g\u00e9nocide. Au camp de Murambi, les militaires fran\u00e7ais qui contr\u00f4laient son acc\u00e8s demandaient toujours l\u2019ethnie des personnes, et \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, ils m\u00e9langeaient indistinctement les Tutsi survivants du g\u00e9nocide, des \u00e9l\u00e9ments ex-FAR et des miliciens qui avaient particip\u00e9 au g\u00e9nocide. Cette cohabitation a permis aux miliciens de continuer \u00e0 tuer dans le camp. Des viols se faisaient de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e et syst\u00e9matique dans le quartier g\u00e9n\u00e9ral o\u00f9 logeait Eric De Stabenrath. <\/p>\n<p>{{CONCLUSION}}<\/p>\n<p>L\u2019analyse de ces quelques faits d\u00e9montre que des hauts grad\u00e9s fran\u00e7ais et des personnalit\u00e9s politiques ont commis au Rwanda des crimes tr\u00e8s graves. Le refus de mettre fin \u00e0 l\u2019instruction judiciaire et de prononcer un non-lieu contre des leaders rwandais qui ont mis fin au g\u00e9nocide vise \u00e0 camoufler ces responsabilit\u00e9s. Ils ne font que continuer la guerre contre le FPR qu\u2019ils ont commenc\u00e9 depuis 1990. Ce n\u2019est pas pour rien que l\u2019avocat de Kayumba Nyamwasa soit Me Veronique TRUONG qui est aussi l\u2019avocate du g\u00e9n\u00e9ral Quesnot, l\u2019un des plus forts soutiens du r\u00e9gime g\u00e9nocidaire rwandais.<\/p>\n<p>*{{ L&#8217;auteur de ce texte est BIZIMANA Jean Damascene, Secr\u00e9taire Ex\u00e9cutif de la CNLG\/Commission Nationale de Lutte contre le G\u00e9nocide. Il a un doctorat en Droit International. }} <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>{ {{Des acteurs fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s dans le g\u00e9nocide en tant qu\u2019auteurs ou complices et ils ne veulent pas que leurs actes soient connus malgr\u00e9 leur \u00e9vidence. C\u2019est le plus grand mobile qui explique le refus obstin\u00e9 des autorit\u00e9s fran\u00e7aises de valider l\u2019enqu\u00eate balistique men\u00e9e par des experts fran\u00e7ais au Rwanda en 2010 et [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":453,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7552],"tags":[7605,7610],"byline":[8895],"hashtag":[],"class_list":["post-20555","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-justice-26","tag-homenews","tag-mainslidenews","byline-dr-jean-damascene-bizimana"],"bylines":[{"id":8895,"name":"Dr Jean Damasc\u00e8ne Bizimana","slug":"dr-jean-damascene-bizimana","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":null}],"contributors":[{"id":8895,"name":"Dr Jean Damasc\u00e8ne Bizimana","slug":"dr-jean-damascene-bizimana","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":null}],"featured_image":null,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/453"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20555"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/20555\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=20555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=20555"},{"taxonomy":"byline","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/byline?post=20555"},{"taxonomy":"hashtag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/hashtag?post=20555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}