{"id":12685,"date":"2014-12-05T13:14:08","date_gmt":"2014-12-05T13:14:08","guid":{"rendered":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/rwanda-l-implication-de-paul-barrildans-le-12685\/"},"modified":"2015-01-13T10:59:52","modified_gmt":"2015-01-13T10:59:52","slug":"rwanda-l-implication-de-paul-barrildans-le","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/rwanda-l-implication-de-paul-barrildans-le\/","title":{"rendered":"RWANDA : L\u2019implication de Paul BARRILdans le g\u00e9nocide et le n\u00e9gationnisme"},"content":{"rendered":"<p>{{ {<br \/>\nLa plupart des planificateurs du g\u00e9nocide commis contre les Tutsi sont des Rwandais civils et militaires qui dirigeaient leRwanda entre 1990 et 1994. Ce g\u00e9nocide a aussi ses complices et ses co-auteurs Rwandais ou \u00e9trangers. Paul BARRIL fait partie de ces \u00e9trangers ayant jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans le g\u00e9nocidesoit \u00e0 titre individuel, soit comme agent occulte de l\u2019Etat fran\u00e7ais.<br \/>\n} }}<\/p>\n<figure class=\"spip-document spip-document-11033 aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.igihe.com\/IMG\/jpg\/dr_bzi.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<p>{{Dr S\u00e9nateur Jean Damasc\u00e8ne Bizimana: des recherches pouss\u00e9es sur le caract\u00e8re criminel du Capt Barril}}<\/p>\n<p>Ancien capitaine de gendarmerie, Paul BARRIL a travaill\u00e9 dans le domaine de la s\u00e9curit\u00e9 et a conseill\u00e9 diff\u00e9rents chefs d\u2019\u00c9tat notamment en Afrique, et plus particuli\u00e8rement au Rwanda. Il a dirig\u00e9 plusieurs soci\u00e9t\u00e9s qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9es, dont \u00ab SECRETS \u00bb et le \u00ab Groupe priv\u00e9 Barril \u00bb (GPB). <\/p>\n<p>C\u2019est dans ce cadre que BARRIL a conclu l\u2019accord d\u2019assistance, en plein g\u00e9nocide, avec le gouvernement de Jean KAMBANDA qui a consist\u00e9 \u00e0 la formation et l\u2019armement des tueurs. Des t\u00e9moignages cl\u00e9s et divers documents, notamment ceux qui ont \u00e9t\u00e9 saisis en 2012 par le juge d\u2019instruction Marc TREVIDIC montrent l\u2019ampleur des relations criminelles qui lient BARRILaux auteurs du g\u00e9nocide commis contre les Tutsi et qui font de lui un co-auteur de ce g\u00e9nocide.<\/p>\n<p>{{FOURNITURE DU MATERIEL MILITAIRE AUX FARPEU AVANT LE G\u00c9NOCIDE}}<\/p>\n<p>En novembre 1989, BARRIL adressait deux factures pro-forma au colonel Athanase GASAKE, un membre tr\u00e8s influent des Ex-Forces arm\u00e9es rwandaises (ex-FAR), portant sur la fourniture par sa soci\u00e9t\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9, SECRETS, d\u2019importants mat\u00e9rielsmilitaires. Il s\u2019agit de \u00ab portiques de d\u00e9tection type MD 2000 \u00bb, de \u00ab d\u00e9tecteurs de m\u00e9taux portatifs \u00bb, de \u00ab PM Beretta \u00bb et de \u00ab valises attach\u00e9-case \u00e0 ouverture rapide \u00bb. <\/p>\n<p>{{Qui est le colonel Gasake}}<\/p>\n<p>Le colonel GASAKE est un tueur redoutable, originaire de l\u2019ancienne pr\u00e9fecture de Ruhengeri, et il \u00e9tait un membre actif de l\u2019AKAZU. En 1993, le colonel GASAKE a r\u00e9dig\u00e9 un m\u00e9morandum pour tous les commandants militaires des Ex-FAR dans lequel il donna une liste de familles pour lesquelles leurs enfants auraient rejoint le FPR. Il s\u2019attaqua violemment aux \u00e9l\u00e8ves tutsi de l\u2019\u00e9cole priv\u00e9e APACOPE de Kigali qu\u2019il accusait totalement \u00e0 tort d\u2019\u00eatre un foyer de recrutement pour le FPR.<\/p>\n<p>Pendant le g\u00e9nocide, GASAKE \u00e9tait responsable, au niveau national, de la \u00ab d\u00e9fense civile \u00bb; un syst\u00e8me d\u2019extermination mis en place par le gouvernement pour impliquer la population hutu aux fins de commettre le g\u00e9nocide sur les Tutsi. Apres la d\u00e9faite des Ex-FAR, le colonel GASAKE fut nomm\u00e9 ministre de la d\u00e9fense du Gouvernement g\u00e9nocidaire en exil. Ce profil montre que le colonel GASAKE qui collaborait avec BARRIL en 1989 n\u2019\u00e9tait pas n\u2019importe qui. C\u2019\u00e9tait une personnalit\u00e9 influente desEx-FAR et du pouvoir du g\u00e9n\u00e9ral HABYAIMANA.<br \/>\n{{<br \/>\nCOLLABORATION AVEC FABIEN SINGAYE, ESPION DU GOUVERNEMENT GENOCIDAIRE<br \/>\n}}<\/p>\n<p>Depuis octobre 1990, BARRIL a collabor\u00e9 de tr\u00e8s pr\u00e8s avec les services de renseignements rwandais. Il \u00e9tait en liaison permanente avec Fabien SINGAYE, alors deuxi\u00e8me secr\u00e9taire \u00e0 l&#8217;ambassade du Rwanda \u00e0 Berne (SUISSE) ; mais en r\u00e9alit\u00e9,SINGAYE \u00e9tait un espion charg\u00e9 de surveiller les activit\u00e9s \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger des refugi\u00e9s Tutsi et du FPR. SINGAYE a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9 de Suisse en 1994 pour ces faits. SINGAYE est le mari de Pauline MUSANABERA, l\u2019une des filles de F\u00e9licien KABUGA, le financier du g\u00e9nocide.<\/p>\n<p>Le 23 ao\u00fbt 1991, SINGAYE \u00e9crivit une lettre \u00e0 BARRIL dans laquelle il lui confirme l\u2019accord de collaboration pour la collecte des renseignements : &#8220;J&#8217;ai l&#8217;honneur de vous confirmer la collaboration entre nos services de s\u00e9curit\u00e9 et les v\u00f4tres&#8221;. <\/p>\n<p>Un mois plus tard, SINGAYE r\u00e9digea un t\u00e9l\u00e9gramme pour le Gouvernement rwandais dans lequel il se f\u00e9licite des &#8220;connaissances&#8221; de BARRIL au sein du monde politique et des m\u00e9dias fran\u00e7ais, \u00ab entre autres \u00e0 La Cinq et \u00e0 RFI \u00bb, pr\u00e9cise-t-il ; \u00ab Il peut plaider pour notre pays afin de d\u00e9stabiliser le FPR \u00bb. En 1993, le colonel Elie Sagatwa, chef d&#8217;\u00e9tat-major particulier du pr\u00e9sident Habyarimana, remercie par \u00e9crit le &#8220;capitaine Barril&#8221; pour &#8220;tous les services rendus&#8221; auGouvernement rwandais.<\/p>\n<p>{{PR\u00c9SENCE SUSPECTE DE BARRIL AU RWANDA AU DEBUT DU G\u00c9NOCIDE<br \/>\n}}<\/p>\n<p>Dans les semaines pr\u00e9c\u00e9dant le g\u00e9nocide, Paul BARRIL s\u2019est rendu au Rwanda \u00e0 plusieurs reprises, ce qui laisse pr\u00e9sager qu\u2019il agissait avec le r\u00e9gime rwandais dans la pr\u00e9paration du g\u00e9nocide massif qui a d\u00e9but\u00e9 le 6 avril 1994. Richard Mugenzi, ancien op\u00e9rateur radio des ex-FAR, d\u00e9clare l\u2019avoir vu au camp militaire de Gisenyi en d\u00e9cembre 1993 : &#8220;Je vois ce militaire pas comme les autres. J&#8217;ai pos\u00e9 des questions et on m&#8217;a dit [&#8230;] qu&#8217;il s&#8217;appelait Barril. Il \u00e9tait avec d&#8217;autres, habill\u00e9s comme lui&#8221;. Le pilote fran\u00e7ais du Falcon 5O appartenant au pr\u00e9sident HABYARIMANA, Jacky HERAUD, a \u00e9galement vu BARRIL sur le tarmac de l&#8217;a\u00e9roport de Kigali, fin mars 1994, et s\u2019en est fortement \u00e9tonn\u00e9 devant son \u00e9pouse.<\/p>\n<p>Dans les propres d\u00e9clarations de BARRIL qu\u2019il a faites dans son livre{ {{Guerres secr\u00e8tes \u00e0 l\u2019Elys\u00e9e}}}, Paul BARRIL y \u00e9crit \u00e0 la page 176 : \u00ab J&#8217;ai appris le d\u00e9c\u00e8s de celui que je consid\u00e9rais comme g\u00e9n\u00e9ral en chef d&#8217;une nouvelle arm\u00e9e de l&#8217;ombre, apte \u00e0 r\u00e9tablir la France [Fran\u00e7ois Xavier de Grossouvre], sur une colline perdue au centre de l&#8217;Afrique, au moment o\u00f9 les officiers tutsis du Front patriotique rwandais (FPR), form\u00e9s et conseill\u00e9s par la C. I. A., pr\u00e9paraient les premiers mouvements de l&#8217;offensive qui devait leur assurer le pouvoir \u00e0 Kigali, capitale du Rwanda, ainsi que le contr\u00f4le de toute la r\u00e9gion des Grands Lacs.\u00bb<\/p>\n<p>Cet aveu de BARRIL montre tr\u00e8s clairement qu\u2019il se trouvait \u00e0 Kigali le 6 ou le 7 avril 1994 au moment de l\u2019attentat contre l\u2019avion de HABYARIMANA qui a correspondu avec la mise en ex\u00e9cution du plan de commettre le g\u00e9nocide sur les Tutsi. On peut s\u2019interroger sur les mobiles de sa pr\u00e9sence d\u2019autant plus qu\u2019aujourd\u2019hui il s\u2019obstine \u00e0 nier qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas l\u00e0 alors qu\u2019en juin 1994, il est lui-m\u00eame intervenu dans les medias fran\u00e7ais pour dire le contraire.<\/p>\n<p>{{FORMATION DES TUEURS A BIGOGWE AVANT LE G\u00c9NOCIDE<br \/>\n}}<\/p>\n<p>Paul BARRIL a particip\u00e9 en 1993 \u00e0 la formation d\u2019une unit\u00e9sp\u00e9cialis\u00e9e des ex-FAR, les Commandos de Recherche et d\u2019Action en profondeur (CRAP) ainsi qu\u2019\u00e0 la formation d\u2019une autre unit\u00e9 d\u2019\u00e9lite des milices INTERAHAMWE appel\u00e9eTURIHOSE (qui signifie Nous sommes partout). D\u00e9sign\u00e9e sous le nom de code \u00ab Insecticide \u00bb, cette op\u00e9ration a eu lieu au camp militaire de Bigogwe, alors command\u00e9e par le colonel Alphonse NZUNGIZE. Le nom m\u00eame donn\u00e9 \u00e0 cette op\u00e9ration signifie qu\u2019elle \u00e9tait destin\u00e9e \u00e0 exterminer les Tutsi que le r\u00e9gimequalifiait de \u00ab cafards \u00bb.<\/p>\n<p>La formation consistait \u00e0 entrainer un effectif de 30 a 60 hommes pouvant atteindre 120 aux techniques de tir et d\u2019infiltration afin d\u2019\u00eatre aptes \u00e0 mener des actions cibl\u00e9es derri\u00e8re les lignes de front du FPR. L\u2019autre objectif \u00e9tait d\u2019apprendre aux recrues des tactiques de tuer le plus grand nombre de personnes en tr\u00e8s peu de temps en utilisant soit les armes \u00e0 feu, soit les armes blanches, comme les couteaux et lescordelettes.<br \/>\n{{<br \/>\nFORMATION DES TUEURS A BIGOGWE PENDANT LE G\u00c9NOCIDE<br \/>\n}}<\/p>\n<p>Pendant le g\u00e9nocide, BARRIL est revenu au Rwanda pour donner la m\u00eame formation aux militaires et aux miliciens rwandais. Le colonel Evariste MURENZI, ancien responsable des renseignements au sein de la garde pr\u00e9sidentielle du<br \/>\npr\u00e9sident HABYARIMANA a confi\u00e9 \u00e0 la commission MUCYO qu\u2019en 1994, il a recueilli des informations indiquant la pr\u00e9sencede BARRIL pour dispenser une formation aux militaires rwandais.  Il l\u2019a dit en ces termes :<\/p>\n<p>\u00ab Pendant le g\u00e9nocide entre avril et juillet 1994 un sujet europ\u00e9en en compagnie du commandant de la Garde Pr\u00e9sidentielle, le Major Protais Mpiranya, est venu visiter le camp G.P. Le Major Mpiranya m\u2019a expliqu\u00e9 que le monsieur en question \u00e9tait un militaire fran\u00e7ais qui \u00e9tait entr\u00e9 au Rwanda par le Za\u00efre avec une \u00e9quipe de dix autres militaires et d\u2019un des fils du d\u00e9funt pr\u00e9sident tout en pr\u00e9cisant que ces derniers \u00e9taient rest\u00e9s au camp militaire de Bigogwe situ\u00e9 au nord-ouest du pays. <\/p>\n<p>Leur mission, selon le major Mpiranya, \u00e9tait de mettre en place en collaboration avec le commandement de l\u2019arm\u00e9e rwandaise une op\u00e9ration d\u00e9sign\u00e9e sous le nom d\u2019Op\u00e9ration Insecticide sans autre pr\u00e9cision. Cet officier fran\u00e7ais en civil \u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 conna\u00eetre les diff\u00e9rentes positions du FPR dans la ville de Kigali.<br \/>\nCertaines rumeurs disaient que l\u2019individu en question \u00e9tait le capitaine Barril. \u00bb <\/p>\n<p>Il est fort probable que BARRIL connaissait parfaitement avec le major MPIRANYA puisque ce dernier a effectu\u00e9 un stage en France dans les ann\u00e9es 1980 au camp d\u2019entrainement du GIGN \u00e0 Satory.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9vocation de l\u2019op\u00e9ration INSECTICIDE pendant le g\u00e9nocide se trouve \u00e9galement dans l\u2019agenda de Pauline NYIRAMASUHUKO, ministre de la famille du Gouvernement g\u00e9nocidaire. Dans son agenda, se trouve des notes prises lors d\u2019un Conseil des ministres ou d\u2019une r\u00e9union qui se tenait \u00e0 Murambi (Gitarama) le 20 juin 1994. NYIRAMASUHUKO fut allusion \u00e0 l\u2019op\u00e9ration \u00ab insecticide \u00bb en ces termes : \u00ab \u00c9tats Major [barr\u00e9]-<\/p>\n<p>D\u00e9fense civile : manque d\u2019encadrement<\/p>\n<p>Comt Bivanvagara est responsable.<\/p>\n<p>122 m &#8211; 120<\/p>\n<p>mortier 82 v 105<\/p>\n<p>Op\u00e9ration insecticide dans les arri\u00e8res<\/p>\n<p>&#8211; Munitions d\u2019Air 4<\/p>\n<p>&#8211; Contrer les infiltrations (&#8212;) \u00bb<\/p>\n<p>Une note de synth\u00e8se des services de renseignements ext\u00e9rieurs fran\u00e7ais du 2 juin 1994 divulgu\u00e9e par la revue fran\u00e7aise &#8220;XXI &#8221; donne un \u00e9clairage confirmant sur le r\u00f4le de  BARRIL : &#8220;Il semble que le capitaine Barril, dirigeant de la soci\u00e9t\u00e9 Secrets, exerce, en liaison avec la famille Habyarimana, r\u00e9fugi\u00e9e \u00e0 Paris, une activit\u00e9 remarqu\u00e9e en vue de fournir des munitions et de l&#8217;armement aux forces gouvernementales&#8221;.<\/p>\n<p>{{PARTICIPATION DIRECTE DE BARRIL AU GENOCIDE<br \/>\n}}<\/p>\n<p>Paul BARRIL a jou\u00e9 un r\u00f4le actif dans la perp\u00e9tration du g\u00e9nocide. En 2004, il l\u2019a lui-m\u00eame reconnu devant les cameras du r\u00e9alisateur Rapha\u00ebl GLUCKSMANN, lors du tournage de son documentaire \u00ab Tuez les tous ! \u00bb. BARRIL l\u2019a dit en ces termes : &#8220;J&#8217;ai fait plusieurs missions au Rwanda. Des missions d&#8217;\u00e9valuation, d&#8217;infiltration [&#8230;] j&#8217;ai combattu avec les Hutus jusqu&#8217;aux derniers. J&#8217;ai v\u00e9cu des choses extraordinaires.&#8221;<\/p>\n<p>Un document du 27 avril 1994 obtenu lors des perquisitions du juge Marc TREVIDIC chez BARRIL en juin 2012 r\u00e9v\u00e8le l\u2019ampleur des prestations assur\u00e9es par BARRIL au service du r\u00e9gime g\u00e9nocidaire. C\u2019est un courrier du ministre rwandais de la D\u00e9fense, Augustin BIZIMANA, qui signifiait au capitaineBARRIL l\u2019accord du Gouvernement en vue de la conclusion d\u2019un contrat pour la formation d\u2019hommes. Ce courrier dit ceci : &#8220;Situation de plus en plus critique. Je vous confirme mon accord pour recruter [&#8230;] 1.000 hommes devant combattre aux c\u00f4t\u00e9s des FAR.&#8221;<\/p>\n<p>Le 6 mai 1994, BARRIL viendra au Rwanda avec cinq de ses principaux acolytes : Marc POUSSARD, dit &#8220;Maurice&#8221;; Luc DUPRIEZ, ex-nageur de combat ; Christophe MEYNARD, alias &#8220;Christian&#8221;, un ancien l\u00e9gionnaire ; Jean-Marc SOUREN, un Canadien appel\u00e9 &#8220;John&#8221;, lui aussi v\u00e9t\u00e9ran de l&#8217;arm\u00e9e fran\u00e7aise, un temps casque bleu \u00e0 Sarajevo ; et enfin, Franck APPIETTO, alias &#8220;Fran\u00e7ois&#8221;, \u00e9galement un ancien militaire fran\u00e7ais. Les fils du pr\u00e9sident rwandais d\u00e9funt, L\u00e9on et Jean-Pierre HABYARIMANA, faisaient aussi partie du voyage. Ce groupe a agi activement pour combattre le FPR et pour acc\u00e9l\u00e9rer la perp\u00e9tration du g\u00e9nocide visant les Tutsi. Le 7 mai 1994, legouvernement g\u00e9nocidaire a financ\u00e9 la location du Falcon 50 parun virement de 130.000 dollars pour le transport au Rwanda du mat\u00e9riel militaire fourni par BARRIL.<\/p>\n<p>{{FOURNITURE DES MOYENS MILITAIRES AUX TUEURS PENDANT LE GENOCIDE}}<\/p>\n<p>En plein g\u00e9nocide, le 28 mai 1994, un contrat d&#8217;assistance fut sign\u00e9 entre le Premier ministre, Jean KAMBANDA, et Paul BARRIL, en vertu duquel ce dernier s&#8217;engageait \u00ab en accord avec le Gouvernement rwandais, \u00e0 fournir une aide sur le plan humain et mat\u00e9riel au Rwanda \u00bb. Sur le plan humain, BARRIL devait fournir au r\u00e9gime criminel vingt hommes sp\u00e9cialis\u00e9s(c\u2019est-\u00e0-dire 20 mercenaires) pour former les ex-FAR et les miliciens. Sur le plan mat\u00e9riel, BARRIL devait au r\u00e9gime g\u00e9nocidaire, moyennant la somme de 3,13 millions de dollars,l\u2019\u00e9quipement sophistiqu\u00e9 de ces mercenaires, et la fourniture de deux millions de cartouches de 5,56 et 7,62 ; de cartouches de Kalachnikov et de mitrailleuses, des obus, des fusils d&#8217;assaut, ainsi que 5.000 grenades \u00e0 main, 6.000 grenades \u00e0 fusil et 11.000 obus et mortiers.<\/p>\n<p>Les principales dispositions du contrat \u00e9taient les suivantes :\u00ab Le capitaine BARRIL est en charge de fournir : Sur le plan humain : 20 hommes sp\u00e9cialis\u00e9es. Ils auront pour taches de former et d\u2019encadrer sur le terrain les hommes mis a leur disposition. (\u2026) Sur le plan mat\u00e9riel : Equipement des 20 hommes d\u2019encadrement. Munitions : 2.000.000 cartouches de 5.56 et 7.62 obus et mortiers de 120, 90, 81, 60, 82 = 11.000\/grenades M26 = 5.000 \/grenades a fusil : 6000. L\u2019acheminement se fera par voie a\u00e9rienne. L\u2019ensemble de cette prestation est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 3.130.000 $. 50% de 3.000.000$ soit 1.500.000$ doit \u00eatre vers\u00e9e \u00e0 la signature du pr\u00e9sent contrat, ainsi que les 130.000$ correspondant au solde de la premi\u00e8re mission. \u00bb <\/p>\n<p>Ce montant repr\u00e9sente en valeur d\u2019aujourd\u2019hui entre 5 et 6 millions d\u2019euros.<\/p>\n<p>Des preuves attestent que la plus grande partie de l&#8217;argent a bel et bien \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e selon les termes du contrat. A titre d\u2019exemple, un courrier du 17 juin 1994 \u00e9crit par le m\u00eame Ministre de la d\u00e9fense, Augustin BIZIMANA, \u00e0 l\u2019ambassade du Rwanda en France indique ceci : \u00ab Faisant suite \u00e0 nos entretiens t\u00e9l\u00e9phoniques, je vous confirme que je marque mon accord pour pr\u00e9lever du montant de 1.500.000 $ USD r\u00e9cemment cr\u00e9dit\u00e9 sur le compte de l\u2019attach\u00e9 militaire et de l\u2019air \u00e0 la BNP, 9 place des Ternes, 75017 Paris, un montant de 35.000 $ USD pour le fonctionnement normal du service. <\/p>\n<p>Le solde devra \u00eatre utilis\u00e9 comme suit : a) Versement de 1.200.000 $ USD \u00e0 Mr BARRIL,capitaine avec qui le Gouvernement vient de signer un accord d\u2019assistance. b) Versement \u00e0 l\u2019ambassade du Za\u00efre de 200.000 $ pour couvrir partiellement les frais de transport du mat\u00e9riel achet\u00e9 par le MINADEF. (\u2026) Le reliquat sera utilis\u00e9 conform\u00e9ment \u00e0 mes instructions ult\u00e9rieures. \u00bb<\/p>\n<p>Tous ces actes se faisaient en violation de l&#8217;embargo sur les armes \u00e0 destination du Rwanda, d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 onze jours plus t\u00f4t par le Conseil de S\u00e9curit\u00e9. Ce faisceau d\u2019indices concordants montre \u00e0 quel point BARRIL est impliqu\u00e9 dans la planification du g\u00e9nocide et dans son ex\u00e9cution.<br \/>\n{{<br \/>\nFORMATION DES EX-FAR ET DES MILICIENS APRES LE G\u00c9NOCIDE}}<\/p>\n<p>Dans un \u00ab compte rendu de r\u00e9union \u00bb class\u00e9 \u00ab Tr\u00e8s secret \u00bb et dat\u00e9 du 29 septembre 1994, le g\u00e9n\u00e9ral-major Augustin BIZIMUNGU, chef d&#8217;\u00e9tat-major des ex-FAR, \u00e9voque une prestation qui a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par BARRIL au b\u00e9n\u00e9fice de l&#8217;arm\u00e9e g\u00e9nocidaire. Sollicit\u00e9 pour apporter une formation aux militaires rwandais en mati\u00e8re d&#8217;op\u00e9rations sp\u00e9ciales, BARRIL a, selon le document, per\u00e7u un acompte de 1,2 millions de dollars. Son but v\u00e9ritable, il le d\u00e9voile dans une missive de janvier 1995 \u00e0 l&#8217;ex-chef militaire rwandais, Augustin BIZIMUNGU, qui \u00e0 cette \u00e9poque pr\u00e9parait la reconqu\u00eate du Rwanda : &#8220;Je mets tout en \u0153uvre pour d\u00e9fendre votre cause&#8221;.<\/p>\n<figure class=\"spip-document spip-document-11035 aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.igihe.com\/IMG\/jpg\/drbziii.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<p>{{Cpt Paul Barril}}<br \/>\n{{POURSUITE DE L\u2019OPERATION INSECTICIDE DANS LES CAMPS DE REFUGIES EN 1994-1995}}<\/p>\n<p>Les techniques que BARRIL a apprises aux ex-FAR lors de l\u2019op\u00e9ration \u00ab Insecticide \u00bb ont continu\u00e9 \u00e0 faire des ravages m\u00eame apr\u00e8s le g\u00e9nocide. Le colonel Murenzi insiste sur ses cons\u00e9quences en indiquant que ce sont elles qui ont donn\u00e9 naissance aux premi\u00e8res actions de d\u00e9stabilisation du territoire rwandais apr\u00e8s le g\u00e9nocide :<\/p>\n<p> \u00ab Ce que je veux souligner, c\u2019est que cette op\u00e9ration qui a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e au Rwanda par des Fran\u00e7ais pendant le g\u00e9nocide s\u2019est poursuivie \u00e0 Goma entre 1994 et 1996 et a donn\u00e9 naissance \u00e0 l\u2019ALIR qui a lanc\u00e9 diverses actions de sabotage au Rwanda dans les ann\u00e9es 1995-1998. Les actions lanc\u00e9es par des infiltr\u00e9s au cours de ces ann\u00e9es-l\u00e0 \u00e9taient donc la continuit\u00e9 de l\u2019op\u00e9ration \u00ab Insecticide \u00bb commenc\u00e9e \u00e0 Bigogwe par des Fran\u00e7ais. <\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 partir de cette op\u00e9ration qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 pens\u00e9es des actions de d\u00e9stabilisation du Rwanda engag\u00e9es par les Abacengezi, notamment la destruction des pyl\u00f4nes \u00e9lectriques, le posage des mines anti-personnelles, etc. \u00bb<\/p>\n<p>{{<br \/>\nBARRIL, COLLABORATEUR INTIME DU JUGE BRUGUIERE}}<\/p>\n<p>En 1997, BARRIL fut l\u2019instigateur de la plainte de la veuve du co-pilote du Falcon 50 et provoqua ainsi l\u2019enqu\u00eate confi\u00e9e en 1998 au juge Jean-Louis Brugui\u00e8re. A l\u2019origine, c\u2019est l\u2019\u00e9pouse du pr\u00e9sident HABYARIMANA, Agathe KANZIGA qui, la premi\u00e8re, avait souhait\u00e9e se constituer partie civile. Elle \u00e9tait d\u00e9fendue par Me H\u00e9l\u00e8ne CLAMAGIRAND, avocate \u00e0 la fois de BARRIL  et de l\u2019ancien attach\u00e9 militaire rwandais \u00e0 Paris, le colonel S\u00e9bastien NTAHOBARI.<\/p>\n<p>Cette demande avait \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9e par la justice fran\u00e7aise au motif que Mme HABYARIMANA n\u2019\u00e9tait pas fran\u00e7aise. BARRIL a alors pouss\u00e9 la fille du co-pilote, Sylvie MINABERRY, m\u00e9decin militaire, \u00e0 porter plainte, alors que les familles de l\u2019\u00e9quipage fran\u00e7ais en avaient \u00e9t\u00e9 dissuad\u00e9es trois ans plus t\u00f4t par l\u2019Etat fran\u00e7ais, tr\u00e8s certainement apr\u00e8s avoir re\u00e7u des indemnisations cons\u00e9quentes. Mme MINABERRY choisit \u00e9galement pour conseil Me CLAMAGIRAND.<\/p>\n<p>Pendant la proc\u00e9dure judiciaire engag\u00e9e par BRUGUIERE, BARRIL va encore s\u2019illustrer. Il pr\u00e9senta \u00e0 Pierre PAYEBIEN, l\u2019enqu\u00eateur principal de Brugui\u00e8re, l\u2019espion Fabien SINGAYE avec qui il entretenait des relations d\u2019affaires. Fabien SINGAYE servit \u00e0 la fois d&#8217;interpr\u00e8te asserment\u00e9 et de chercheur charg\u00e9 de localiser des t\u00e9moins en Afrique. <\/p>\n<p>SINGAYE n\u2019est pas n\u2019importequi dans ce dossier. Il entretient des liens de parent\u00e9 avec la famille HABYARIMANA. Deux fils HABYARIMANA sont ses beaux-fr\u00e8res. Il est actionnaire de la radio t\u00e9l\u00e9vision libre des mille collines, c\u00e9l\u00e8bre de funeste m\u00e9moire pour avoir incit\u00e9 au g\u00e9nocide. SINGAYE a ainsi pu orienter l\u2019enqu\u00eate dans une direction n\u00e9gationniste, faisant des Tutsi les instigateurs du g\u00e9nocide. <\/p>\n<p>Autre lien entre BARRIL et SINGAYE, celui-ci travaillait pour la soci\u00e9t\u00e9 SECRETS de BARRIL en qualit\u00e9 de &#8220;charg\u00e9 des Affaires africaines&#8221; depuis qu\u2019il a \u00e9t\u00e9 chass\u00e9 de Suisse en ao\u00fbt 1994. Ce lien fut r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par des factures et des listes d&#8217;employ\u00e9s saisies par la justice fran\u00e7aise lors de ses perquisitions. C\u2019est probablement dans ce cadre que SINGAYE travaillait comme conseiller du pr\u00e9sident centrafricain Fran\u00e7ois BOZIZE avant sa chute.<br \/>\n{{<br \/>\nBARRIL, AGENT DE FRANCOIS MITTERRAND AUPRES DU REGIME RWANDAIS<br \/>\n}}<\/p>\n<p>BARRIL a affirm\u00e9 au juge TREVIDIC qu\u2019il agissait sur les ordres de Fran\u00e7ois DE GROUSSOUVRE, retrouv\u00e9 mort dans son bureau le 7 avril 1994. Cet homme \u00e9tait le conseiller occulte du pr\u00e9sident Fran\u00e7ois MITTERRAND. BARRIL confia que DE GROSSOUVRE &#8220;coordonnait un peu les services secrets&#8221; avec l\u2019entourage du Pr\u00e9sident HABYARIMANA : &#8220;C&#8217;est Grossouvrequi m&#8217;a pr\u00e9sent\u00e9 le pr\u00e9sident Habyarimana. Je devais infiltrer le FPR en Europe.&#8221; Pierre D&#8217;ALENCON, ancien collaborateur de DE GROSSOUVRE a confirm\u00e9 que BARRIL venait visiter r\u00e9guli\u00e8rement son mentor \u00e0 l&#8217;Elys\u00e9e et faisait attention pour ne pas trop se faire remarquer : &#8220;Il venait souvent. Pour \u00e9viter qu&#8217;il s&#8217;enregistre \u00e0 l&#8217;accueil, je le faisais entrer discr\u00e8tement par l&#8217;avenue de Marigny.&#8221; <\/p>\n<p>Comme l\u2019a bien \u00e9crit le journaliste Patrick DE SAINT EXUPERY, Paul BARRIL \u00ab est le pivot d\u2019une toile d\u2019araign\u00e9e entre l\u2019Elys\u00e9e de Mitterrand et les extr\u00e9mistes qui commettront le g\u00e9nocide au Rwanda \u00bb.<\/p>\n<p>{{LE SOUTIEN DE LA GENDARMERIE FRANCAISE AU NEGATIONNISME DE PAUL BARRIL}}<\/p>\n<p>Les faits que nous venons d\u2019\u00e9voquer sont tr\u00e8s flagrants. Ils d\u00e9montrent combien Paul BARRIL a particip\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9paration et \u00e0 l\u2019ex\u00e9cution du g\u00e9nocide perp\u00e9tr\u00e9 contre les Tutsi. Une plainte contre lui a d\u2019ailleurs \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e, le 24 juin 2013, par la F\u00e9d\u00e9ration internationale des Droits de l&#8217;Homme, la Ligue fran\u00e7aise des Droits de l&#8217;Homme et l&#8217;association SURVIE. BARRIL est depuis lors suspect\u00e9 de complicit\u00e9 de g\u00e9nocidecommis contre les Tutsi, m\u00eame si au regard de la nature des faits qu\u2019il a perp\u00e9tr\u00e9, il devrait \u00eatre poursuivi comme auteur du g\u00e9nocide.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la gravit\u00e9 des actes qui sont reproch\u00e9s \u00e0 BARRIL, la gendarmerie fran\u00e7aise, via son magazine mensuel L\u2019ESSOR,vient de faire une large publicit\u00e9 d\u2019un livre n\u00e9gationniste que BARRIL s\u2019appr\u00eate \u00e0 sortir le 12 d\u00e9cembre 2014. Ce livres\u2019intitule : \u00ab { {{Paroles d\u2019honneur. La v\u00e9rit\u00e9 de Paul BARRIL sur les g\u00e9nocides au Rwanda}} } \u00bb. Le titre lui-m\u00eame sugg\u00e8re qu\u2019il y a eu deux g\u00e9nocides au Rwanda. Cette affirmation est un n\u00e9gationnisme prononc\u00e9.<\/p>\n<figure class=\"spip-document spip-document-11034 aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/fr.igihe.com\/IMG\/jpg\/drbzii.jpg\" alt=\"\" \/><\/figure>\n<p>La gendarmerie fran\u00e7aise, en apportant son aide et assistancepublicitaire au mercenaire et g\u00e9nocidaire Paul BARRIL, vient de certifier que les actes pass\u00e9s et futurs de BARRIL, en rapport avec le Rwanda, sont bel et bien t\u00e9l\u00e9guid\u00e9s par l\u2019Etat fran\u00e7ais \u00e0 des fins inavouables et inavou\u00e9s.<\/p>\n<p>{{L&#8217;auteur de ce texte est un S\u00e9nateur au Parlement rwandais}}<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>{{ { La plupart des planificateurs du g\u00e9nocide commis contre les Tutsi sont des Rwandais civils et militaires qui dirigeaient leRwanda entre 1990 et 1994. Ce g\u00e9nocide a aussi ses complices et ses co-auteurs Rwandais ou \u00e9trangers. Paul BARRIL fait partie de ces \u00e9trangers ayant jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 dans le g\u00e9nocidesoit \u00e0 titre individuel, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":453,"featured_media":4000033212,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[7532],"tags":[7605],"byline":[8905],"hashtag":[],"class_list":["post-12685","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-politique-6","tag-homenews","byline-dr-bizimana-jean-damascene"],"bylines":[{"id":8905,"name":"Dr BIZIMANA Jean Damasc\u00e8ne","slug":"dr-bizimana-jean-damascene","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":null}],"contributors":[{"id":8905,"name":"Dr BIZIMANA Jean Damasc\u00e8ne","slug":"dr-bizimana-jean-damascene","description":"","image":{"id":0,"url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/?s=96&d=mm&f=y&r=g","alt":"Default avatar","title":"Default avatar","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","sizes":[]},"user_id":null}],"featured_image":{"id":4000033212,"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/arton12685.jpg","alt":"","caption":"","mime_type":"image\/jpeg","width":0,"height":0,"sizes":{"thumbnail":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/arton12685.jpg","width":1,"height":1},"medium":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/arton12685.jpg","width":1,"height":1},"medium_large":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/arton12685.jpg","width":1,"height":1},"large":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/arton12685.jpg","width":1,"height":1},"full":{"url":"https:\/\/fr-images.igihe.com\/IMG\/logo\/arton12685.jpg","width":0,"height":0}}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12685","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/users\/453"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12685"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12685\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4000033212"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12685"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12685"},{"taxonomy":"byline","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/byline?post=12685"},{"taxonomy":"hashtag","embeddable":true,"href":"https:\/\/new.igihe.com\/french\/wp-json\/wp\/v2\/hashtag?post=12685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}