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Un centre de données compatible avec l’IA bientôt opérationnel au Rwanda
Le projet s’inscrit dans le cadre d’un accord récemment signé entre les deux entreprises, conformément à la coopération en cours entre le ministère rwandais des Technologies de l’Information et de l’Innovation et son homologue du Sultanat d’Oman.
Les deux partenaires ont conclu un accord portant sur l’hébergement de centres de données, les services de stockage de données à grande échelle, le développement d’infrastructures numériques ainsi que la promotion des technologies d’intelligence artificielle (IA).
Le futur centre sera une infrastructure de niveau Tier III compatible avec l’intelligence artificielle (« AI-ready data centre »), capable de traiter rapidement et en toute sécurité d’importants volumes de données. Conçu selon les normes internationales les plus avancées, il pourra fonctionner sans interruption, même lors d’opérations de maintenance ou d’extension.
L’infrastructure garantira un accès aux données 24 heures sur 24 avec un taux de disponibilité de 99,982 %. Elle disposera également de la capacité nécessaire pour héberger des applications informatiques de haute performance basées sur l’intelligence artificielle, permettant notamment l’analyse rapide de grandes quantités de données.
Cette initiative témoigne de la volonté du Rwanda de poursuivre le développement des technologies de pointe et de renforcer son positionnement comme hub technologique régional.
Basée à Muscat, capitale du Sultanat d’Oman, « Oman Data Park » a été fondée en 2012. L’entreprise est devenue l’un des principaux fournisseurs de services de centres de données et de solutions numériques au Moyen-Orient.
La cérémonie de signature de l’accord a réuni plusieurs responsables de haut niveau, parmi lesquels la ministre rwandaise des Technologies de l’Information et de l’Innovation, Paula Ingabire, le secrétaire d’État Yves Iradukunda ainsi que le directeur général de l’Agence rwandaise de la société de l’information (RISA), Antoine Sebera.

Selon les parties prenantes, ce projet illustre l’engagement du Rwanda à bâtir une économie fondée sur le numérique en développant des infrastructures technologiques modernes. Il devrait également favoriser les investissements dans les technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, et soutenir le développement des infrastructures numériques dans la région.
Présente au Rwanda depuis 2008, « Broadband Systems Corporation » dispose d’un réseau de fibre optique de plus de 8 000 kilomètres couvrant l’ensemble du territoire national. L’entreprise fournit des services Internet à des établissements scolaires, des structures de santé ainsi qu’à des institutions publiques et privées.
De son côté, Oman Data Park gère depuis quatorze ans des centres de données de haut niveau et fournit des services numériques à plusieurs centaines d’organisations.
Les promoteurs du projet estiment que cette infrastructure permettra le développement d’applications avancées basées sur l’intelligence artificielle et garantira le fonctionnement fiable des systèmes numériques stratégiques grâce à un traitement plus rapide des données et à une meilleure continuité des services.
Le centre contribuera également à doter le Rwanda d’infrastructures de stockage de données répondant aux standards internationaux, réduisant ainsi la dépendance du pays vis-à-vis des fournisseurs étrangers.
Les autorités espèrent en outre que cette infrastructure attirera davantage d’entreprises technologiques internationales souhaitant investir dans des projets numériques au Rwanda.
Le pays poursuit en effet une stratégie ambitieuse dans le secteur des centres de données. Lors d’une intervention récente, la ministre Paula Ingabire a indiqué que cette industrie enregistrait une croissance annuelle de 35 % au Rwanda, tandis que le gouvernement travaillait avec plusieurs partenaires pour accélérer son expansion.
Elle a rappelé que le Rwanda ambitionne d’attirer 5 milliards de dollars d’investissements dans des centres de données alimentés par une capacité énergétique de 100 mégawatts.
« Où ailleurs peut-on espérer générer 220 millions de dollars de revenus par an ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Comment convaincre davantage d’investisseurs de réaliser ce type d’investissement ? », a-t-elle notamment déclaré.
La signature de cet accord s’inscrit dans le contexte du renforcement des relations bilatérales entre le Rwanda et Oman.
En janvier 2026, les deux pays avaient déjà signé quatre accords de coopération, notamment dans le domaine du transport de marchandises. Ces accords prévoient la collaboration des deux États dans la construction et l’exploitation d’un port sec ainsi que dans le développement d’une chaîne logistique intégrée.
Dans le secteur aérien, un autre accord a permis à la compagnie Oman Air d’obtenir l’autorisation de lancer des vols directs entre Kigali et Muscat à partir de juin 2026.
Par ailleurs, le « Rwanda Development Board » (RDB) et l’autorité omanaise chargée de la gestion des aéroports ont conclu un accord portant sur des investissements destinés au développement de la zone entourant le futur aéroport international de Kigali, à Bugesera.

