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Tournai : un appel à lutter contre la falsification de l’histoire du génocide commis contre les Tutsi
Parmi les participants figuraient de nombreux jeunes, sensibilisés à l’importance du devoir de mémoire envers les victimes du génocide contre les Tutsi. Ils ont été encouragés à continuer à s’informer sur l’histoire qui a conduit le Rwanda à cette tragédie, afin qu’elle ne se reproduise jamais et qu’ils puissent préserver la vérité face aux négationnistes.
Le président de la diaspora rwandaise des villes de Mons et Tournai, Arnold Turagara, a rappelé les heures sombres traversées par le Rwanda, soulignant que les habitants de cette ville ainsi que l’Europe en général ont eux aussi connu des périodes marquées par les guerres.
Il a déclaré : « Tournai est une ville qui a traversé des périodes difficiles, notamment des guerres au cours de son histoire. Cependant, ses habitants ont essayé de se reconstruire après ces moments douloureux. »
Il a également rappelé que le génocide perpétré contre les Tutsi en 1994 avait été planifié et exécuté avec une extrême cruauté, causant la mort de plus d’un million de personnes en seulement cent jours, uniquement en raison de leur identité.
« Commémorer aujourd’hui ne consiste pas seulement à regarder le passé, mais aussi à préserver cette mémoire afin qu’elle ne nous enferme pas dans la souffrance et que nous puissions continuer à vivre », a-t-il ajouté.
Le président de la diaspora rwandaise en Belgique au niveau national, Gakuba Ernest, a dénoncé ceux qui continuent à falsifier l’histoire du génocide contre les Tutsi en diffusant de fausses informations.
Il a affirmé : « Déformer l’histoire n’est pas acceptable, car cela revient à soutenir, indirectement, ceux qui ont préparé et exécuté le génocide contre les Tutsi. »
Il a rappelé aux participants que ce génocide n’était pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une longue préparation, marquée par une propagande haineuse orchestrée par les dirigeants de l’époque et par la déshumanisation des Tutsi.
Représentant l’association Ibuka Mémoire et Justice Belgique, a souligné que le chiffre de plus d’un million de Tutsi tués pendant le génocide correspond à la réalité des faits.
Il a salué le courage et la résilience des survivants du génocide, qui ont traversé des périodes extrêmement difficiles marquées par les persécutions liées à leur identité.
Gakuba a également critiqué certains pays européens qui ne mettent pas suffisamment d’efforts dans l’arrestation des personnes impliquées dans le génocide contre les Tutsi, condamnées par les juridictions rwandaises mais vivant encore librement en Europe. Selon lui, certains d’entre eux participent activement à la diffusion de l’idéologie génocidaire et au négationnisme.
Il a insisté : « Cette histoire doit être enseignée dans les écoles afin que les jeunes générations puissent la connaître dès leur plus jeune âge. »
La première partie de cette journée de commémoration s’est déroulée près du mémorial situé à proximité de l’École militaire Saint-Jean, sur la Rue du Caporal Bruno Méaux à Tournai. Une cérémonie de dépôt de gerbes, des allocutions officielles ainsi qu’un hommage aux victimes du génocide contre les Tutsi y ont été organisés.
Le mémorial honore également des soldats belges tués au Rwanda, parmi lesquels certains étaient originaires de Tournai.
La deuxième partie de la journée a été marquée par des témoignages, des échanges et des chants de mémoire, avec pour objectif de renforcer les messages de paix et d’unité.
Depuis le 7 avril 2026, les activités de commémoration du 32ᵉ anniversaire du génocide contre les Tutsi en Belgique ont eu lieu successivement à Bruxelles, Liège, Bruges, Namur, Louvain-la-Neuve, Mons, Charleroi et Tournai.
La prochaine étape se déroulera dans la ville de Louvain le 6 juin, où prendra fin la période symbolique des 100 jours de commémoration en Belgique.













































Deuxième partie







































