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PFL Africa envisage Kigali pour accueillir les finales du championnat africain en 2026
Dans un entretien accordé au journaliste spécialisé en sports de combat Tim Wheaton, le directeur général de PFL Africa, Elias Schulze, a affirmé que Kigali avait déjà démontré sa capacité à accueillir avec succès des compétitions de haut niveau et a exprimé son souhait de voir la capitale rwandaise devenir le principal point d’ancrage du calendrier africain de l’organisation.
Cette perspective s’appuie sur le succès des demi-finales de PFL Africa organisées en octobre 2025 à la BK Arena de Kigali. Cet événement, qui comprenait une carte de onze combats, avait permis de désigner les finalistes dans plusieurs catégories de poids et est considéré par l’organisation comme une étape décisive ayant démontré la capacité du Rwanda à accueillir des événements de MMA de niveau mondial.
Selon Schulze, l’attrait du Rwanda repose sur plusieurs facteurs, notamment la qualité de ses infrastructures, son environnement sécurisé et l’engagement des autorités publiques, malgré le fait que les arts martiaux mixtes demeurent un sport relativement nouveau pour une partie du public local.
« Le Rwanda représentait un défi particulier. Le pays dispose d’infrastructures événementielles de classe mondiale et d’un environnement très sûr, mais le MMA y était encore relativement peu connu. Ce qui nous a surpris, c’est la rapidité avec laquelle le public l’a adopté », a-t-il déclaré.
Le dirigeant estime par ailleurs que le Rwanda dispose des atouts nécessaires pour devenir un centre de référence du MMA sur le continent africain.
« Le siège du MMA africain est encore à pourvoir. Le Rwanda possède l’environnement favorable, les infrastructures et la volonté nécessaires pour l’obtenir », a-t-il ajouté.
Schulze attribue cet engouement à ce qu’il qualifie de « modèle rwandais », une stratégie fondée sur une forte intégration communautaire. Celle-ci comprend notamment l’organisation de retours au pays pour les combattants, des activités dans les universités, des partenariats avec les salles de sport ainsi qu’une collaboration étroite avec le ministère des Sports.
Selon la PFL, cette approche a permis de susciter un fort engagement du public local autour du MMA, au point d’être désormais reproduite dans d’autres marchés africains à mesure que l’organisation poursuit son expansion continentale.
Dans le cadre de cette stratégie de développement, la ligue considère comme prioritaires plusieurs marchés africains, notamment le Rwanda, le Kenya, le Nigeria, l’Angola et la Côte d’Ivoire. Elle manifeste également un intérêt croissant pour le Sénégal, la Tanzanie ainsi que plusieurs pays d’Afrique du Nord, dont l’Égypte, le Maroc et l’Algérie.
Au-delà de l’organisation de compétitions, PFL Africa affirme vouloir contribuer à la création d’un véritable écosystème du MMA sur le continent. Cette ambition inclut la formation d’arbitres, de juges, de médecins sportifs et de techniciens spécialisés, ainsi que l’accompagnement de combattants locaux susceptibles d’évoluer sur la scène internationale.
« Si nous organisons les finales à Kigali, je suis convaincu que nous aurons au moins deux ou trois combattants rwandais à l’affiche », a indiqué Schulze.
Le Rwanda avait été représenté lors de l’événement PFL Africa organisé à Kigali l’année dernière par James Opio, qui avait participé à un combat très attendu dans la catégorie des poids plumes face à l’Ougandais Isaac Omeda.
L’organisation d’un événement de cette envergure nécessite une logistique particulièrement complexe. Elle implique notamment le transport et l’installation d’infrastructures spécialisées telles que les cages réglementaires, les systèmes d’éclairage et les équipements de diffusion télévisée, ainsi que la coordination des combattants internationaux, de leurs équipes techniques et du personnel médical.
Selon Schulze, la PFL dispose de cages et de systèmes de production conçus spécifiquement pour ses événements africains, ce qui lui permet d’enchaîner les compétitions dans plusieurs pays. L’Afrique du Sud constitue également l’un des principaux centres de production et de logistique de l’organisation sur le continent.
La ligue collabore par ailleurs avec des partenaires locaux afin de recruter les équipes techniques nécessaires et de gérer les besoins en hébergement, lesquels représentent plusieurs centaines de nuitées d’hôtel pour les combattants, les entraîneurs et les officiels.
Le Nigeria s’apprête à accueillir sa première étape de PFL Africa
Alors que Kigali est envisagée comme un futur pôle des finales continentales, le Nigeria s’apprête à franchir une étape historique dans le développement de la ligue en accueillant pour la première fois une compétition de PFL Africa.
Après son récent passage à Pretoria, en Afrique du Sud, lors du PFL Africa 1, l’organisation mettra le cap sur Lagos pour le PFL Africa 2 : Nigeria – First Round, prévu le 13 juin 2026 à l’Eko Convention Center.
Cet événement marquera l’entrée officielle du Nigeria dans le circuit continental de la PFL.
Dans le cadre du format adopté par l’organisation, les différentes catégories de poids sont réparties sur plusieurs événements afin de faciliter la gestion du tournoi. La compétition de Lagos constituera ainsi le premier tour officiel, ou quart de finale, des tournois des poids légers et des poids coqs, après les premiers affrontements de la catégorie des poids welters organisés en avril dernier à Pretoria.
Pour Elias Schulze, le Nigeria représente un marché incontournable dans la stratégie africaine de la PFL.
« On ne peut pas prétendre être un acteur crédible du sport en Afrique en ignorant le Nigeria. Ce sera un événement particulièrement animé », a-t-il affirmé.
Le dirigeant souligne que la richesse de la culture sportive nigériane, portée notamment par le football, le basketball, la boxe et des disciplines traditionnelles de combat comme le dambe, constitue un environnement particulièrement favorable au développement du MMA.
La PFL considère ainsi le Nigeria comme l’un des futurs marchés d’ancrage de son expansion africaine, aux côtés du Rwanda et d’autres destinations prioritaires du continent.















