« Le poison rwandais » : La mécanique d’un langage d’État congolais inspiré du Troisième Reich
Dans l’histoire des génocides, tout commence rarement par des armes. Tout commence par des mots. En République démocratique du Congo, une expression récente, répétée au plus haut niveau de l’État, mérite une attention particulière : « le poison rwandais ». Employée par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, cette métaphore n’est pas un simple excès de langage. Elle s’inscrit dans une mécanique idéologique bien documentée par les historiens des crimes de masse.