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Les tensions entre Washington et Téhéran font bondir les prix du pétrole sur les marchés mondiaux
Le pétrole Brent, référence mondiale, a progressé de 3,10 dollars, soit une hausse de 4,08 %, pour atteindre 79,11 dollars le baril dans les échanges matinaux. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a également augmenté de 2,95 dollars, soit 4,11 %, pour s’établir à 74,36 dollars le baril.
Cette flambée des prix intervient alors que les marchés craignent à nouveau une perturbation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, un passage essentiel pour le commerce mondial de l’énergie. Avant le début du conflit, environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde transitaient par cette voie maritime située entre l’Iran et la péninsule Arabique.
Selon des données de suivi maritime, l’activité des navires dans cette zone a fortement diminué. Seulement six navires auraient traversé le détroit dimanche, représentant le niveau le plus bas enregistré depuis plus d’un mois.
La hausse des prix survient aussi après une intensification des affrontements entre les deux pays, l’armée américaine ayant annoncé avoir mené une nouvelle série de frappes contre plusieurs cibles en Iran dimanche.
En réponse, le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a affirmé avoir attaqué des positions militaires américaines dans la région, notamment au Koweït et à Bahreïn.
Le contrôle et le statut du détroit d’Ormuz sont au centre d’une intense guerre de communication et d’affrontements armés entre Téhéran et Washington.
Les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé dimanche la fermeture du détroit d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre », après des tirs contre un navire commercial accusé d’avoir emprunté une route non autorisée. Téhéran exige une autorisation préalable pour tout transit et dénonce les « interférences américaines ».
Washington rejette cette décision, affirmant que le détroit est une voie maritime internationale et que l’Iran n’a aucune autorité pour en bloquer l’accès. Le Commandement central américain (CENTCOM) assure que la navigation se poursuit et que les forces américaines restent mobilisées pour garantir la liberté de circulation.
Cette nouvelle montée des tensions fait peser des doutes sur l’avenir d’un accord temporaire conclu entre les États-Unis et l’Iran, qui devait permettre une désescalade et favoriser la reprise du trafic maritime après une période de négociations.
Au-delà du marché pétrolier, cette situation alimente les craintes d’une nouvelle pression inflationniste dans plusieurs économies, le coût de l’énergie ayant un impact direct sur les prix des transports, de l’industrie et des biens de consommation.
