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Les Rwandais de Turquie célèbrent Kwibohora32 et appellent la jeunesse à préserver les acquis de la Libération
Entre compétitions sportives, échanges historiques et animations culturelles, la cérémonie a mis en avant le rôle déterminant de la jeunesse dans la libération du Rwanda et sa responsabilité dans la préservation des acquis du pays.
Prévue initialement le 4 juillet, date officielle de la Journée de la Libération, la célébration a été reportée en raison de plusieurs conférences internationales organisées à Ankara, qui avaient entraîné la suspension temporaire des activités de nombreuses ambassades.
La journée, organisée dans la capitale turque, a été rythmée par plusieurs compétitions sportives, notamment une course cycliste, une marche sportive et un tournoi de tennis de table, avant de laisser place à une conférence-débat consacrée à l’histoire de la lutte de libération et aux défis du Rwanda d’aujourd’hui.
Les meilleurs participants ont été récompensés à l’issue des compétitions. Dans la course cycliste, le Turc Umut Akçaoğlu s’est classé premier, devant Camille Niyonkuru et Pascal Nshuti. Lors de la marche sportive, Lea Mujawimana a remporté la première place, suivie de Rulisa Briella et de Laurence Uwonkunda Kayitare. Au tournoi de tennis de table, l’ambassadeur Charles Kayonga s’est imposé devant Nicole Cyuzuzo.
La conférence-débat était animée par l’ambassadeur du Rwanda en Turquie, le lieutenant-général (Rtd) Charles Kayonga, avec la participation du colonel Jean Paul Rulisa, attaché de défense, de la capitaine Claudette Nishimwe, de l’attaché commercial Lucas Murenzi et du Dr Faustin Hategekimana.
Les intervenants sont revenus sur les différentes étapes de la lutte de libération, le courage des jeunes combattants de l’Armée patriotique rwandaise (RPA), ainsi que leur contribution à la reconstruction du pays après la victoire militaire ayant mis fin au Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994.
Prenant la parole, l’ambassadeur Charles Kayonga a expliqué que la lutte de libération s’est déroulée en plusieurs phases. Selon lui, la première s’est achevée le 4 juillet 1994, lorsque les forces du RPA ont vaincu le régime qui avait planifié et exécuté le Génocide contre les Tutsi. Il a toutefois souligné que, trente-deux ans plus tard, une autre bataille se poursuit : celle du développement, de la transformation économique et de la consolidation des progrès accomplis par le Rwanda.
Il a insisté sur la nécessité de tirer les leçons du passé afin d’empêcher le retour de politiques fondées sur la discrimination, rappelant que la Constitution rwandaise interdit toute forme d’idéologie de division.
L’ambassadeur a également souligné que la bonne gouvernance a permis aux jeunes générations de grandir dans un Rwanda stable, paisible et uni. Il les a invités à mesurer les progrès réalisés par le pays tout en restant vigilants face aux idéologies de division qui continuent d’alimenter l’instabilité dans certains pays de la région. Il a exhorté la jeunesse à défendre l’unité nationale et à préserver durablement les acquis de la Libération.
Les intervenants ont rappelé que la victoire d’une lutte de libération ne se limite pas à la conquête du pouvoir, mais implique également la responsabilité de préserver les acquis obtenus et de poursuivre les efforts en faveur du développement du pays.
La cérémonie a aussi été l’occasion de rendre hommage aux étudiants rwandais ayant achevé leurs études dans différentes universités turques. Leur réussite académique a été saluée, et ils ont été encouragés à mettre leurs compétences au service du développement du Rwanda.
Les festivités se sont clôturées par un spectacle composé de chants et de danses retraçant les grandes étapes de la lutte de libération, dans une ambiance de convivialité et de célébration.






