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Le taux d’enregistrement pour la carte d’identité électronique atteint 38 % à l’échelle nationale
L’institution a par ailleurs assuré qu’aucun citoyen rwandais ne sera laissé de côté.
Ces informations ont été partagées par le directeur du département chargé de la production et de la délivrance des cartes d’identité électroniques, Manago Kayihura Dieudonné, lors d’une émission diffusée sur la ‘Rwanda Broadcasting Agency’ (RBA).
Les activités, lancées en novembre 2025 dans la Province du Sud, ont déjà été menées dans six districts, dont deux restent encore à couvrir.
Le Directeur du département chargé de la gestion et de la délivrance des cartes d’identité au sein du NIDA, Manago Kayihura Dieudonné, a indiqué qu’actuellement les opérations se poursuivent intensivement dans la Province de l’Est, où trois districts – Bugesera, Ngoma et Kirehe – ont déjà été couverts.
« Les activités progressent bien. Nous avons commencé dans la Province du Sud avec six districts, dont il reste encore deux à finaliser. Nous sommes ensuite venus dans la Ville de Kigali et, à présent, nous avons terminé trois districts de la Province de l’Est, à savoir Bugesera, Ngoma et Kirehe », a-t-il déclaré, précisant que le NIDA prévoit que toute la Province de l’Est sera couverte d’ici juillet 2026, avant de poursuivre les opérations dans les provinces de l’Ouest et du Nord.
Au niveau national, les opérations de prise de photos ont atteint 38 %, tandis que dans les zones déjà couvertes, le taux de réalisation s’élève à 78 %.
« Dans certaines localités, nous sommes arrivés à 98 %, voire plus de 100 %. Avec le temps, les citoyens ont mieux compris les exigences demandées et s’y conforment désormais. La participation est aujourd’hui satisfaisante et tout le monde est pris en charge », a expliqué Kayihura.
Il a reconnu qu’au début des opérations, la participation était parfois faible et que certaines personnes se présentaient sur les sites sans avoir rempli toutes les conditions requises, ce qui empêchait leur enregistrement.
Dans la Province du Sud, notamment dans les districts déjà couverts que sont Kamonyi, Muhanga, Ruhango, Nyanza, Huye et Gisagara, le taux de participation était de 75 %.
Kayihura a également indiqué qu’une phase de retour dans les zones déjà visitées est prévue afin d’identifier et d’aider les personnes qui auraient manqué le programme.
« Personne ne sera laissé de côté, aucun citoyen rwandais ne sera exclu. Le moment venu, ceux qui n’auront pas encore été servis le seront également », a-t-il assuré.
Les citoyens peuvent se présenter sur les sites de prise de photos après avoir préalablement rempli et validé leurs informations personnelles ou celles de leurs enfants, soit avant de se rendre sur place, soit directement sur le site.
Pour faire valider ses données, une personne doit disposer des numéros d’identité de ses parents et, si elle est mariée, du numéro d’identité de son conjoint.
Toute personne souhaitant confirmer ses données afin d’obtenir la carte d’identité électronique peut utiliser son téléphone ou son ordinateur via la plateforme IremboGov. Elle doit ensuite accéder à la rubrique de l’état civil, choisir l’option de vérification des informations liées à la carte d’identité électronique – soit pour une personne seule, soit pour un couple marié -, vérifier attentivement toutes les données puis les valider.
Une fois cette étape terminée, il suffit de se rendre sur le site le plus proche pour la prise de photo, ce qui permet également de réduire le temps d’attente.
Cette carte d’identité électronique sera délivrée aux citoyens rwandais, aux étrangers résidant au Rwanda, aux réfugiés, aux demandeurs d’asile, aux enfants recueillis, aux étrangers séjournant temporairement au Rwanda lorsqu’ils ont besoin de certains services, aux migrants ainsi qu’aux personnes sans nationalité vivant dans le pays.
Le document sera disponible sous forme physique, comme la carte d’identité classique, mais également sous forme numérique via un QR Code pouvant être conservé sur téléphone ou ordinateur. Les bénéficiaires recevront aussi un numéro appelé « token », différent du numéro d’identité national, permettant d’accéder à leurs informations personnelles.
Contrairement à l’ancien système, il ne sera plus obligatoire de se déplacer avec sa carte d’identité physique pour demander certains services.
Les données biométriques collectées comprennent les empreintes des iris, les empreintes digitales des dix doigts ainsi que la reconnaissance faciale.
Les enfants âgés de moins de cinq ans recevront une carte comportant uniquement leur photo, les données biométriques étant encore susceptibles de changer à cet âge. À partir de cinq ans, l’enfant pourra fournir ses données biométriques complètes.
Le lancement officiel de la carte d’identité électronique est prévu pour juillet 2026. Ce projet, initié en 2023, fait partie d’un vaste programme mené conjointement par le Rwanda et la Banque mondiale, doté d’un financement estimé à environ 200 milliards de francs rwandais.
