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Le Rwanda et la Russie signent un accord de coopération sanitaire incluant la médecine nucléaire
L’accord a été signé par le ministre rwandais de la Santé, le Dr Nsanzimana Sabin, et son homologue russe, Mikhail Murashko.
La signature est intervenue à Genève, en Suisse, en marge de la 79e session de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui se tient du 18 au 23 mai 2026.
Selon un message publié sur le réseau social X par l’ambassade du Rwanda en Russie, cet accord prévoit une coopération renforcée dans la mise en œuvre de programmes de santé, ainsi que le développement des compétences et la formation des personnels de santé.
L’accord inclut la coopération dans la prévention, le dépistage et le traitement des maladies transmissibles et non transmissibles, et prévoit également le renforcement de la régulation et du contrôle étatique des médicaments et des équipements médicaux, ainsi que le développement de la recherche médicale.
Les deux pays ont également convenu de collaborer dans le domaine de la santé maternelle et infantile, avec un accent particulier sur la réduction de la mortalité néonatale et celle des enfants de moins de cinq ans.
Le partenariat comprend aussi une coopération dans la médecine utilisant l’énergie nucléaire, un domaine spécialisé de l’imagerie médicale interne du corps humain. Cette discipline reste encore peu répandue dans de nombreux pays en raison du coût élevé des équipements nécessaires.
Parmi les technologies concernées figurent la tomographie par émission monophotonique (SPECT) et la tomographie par émission de positons (PET scan). Ces techniques permettent d’examiner des pathologies qui ne sont pas détectables par les méthodes d’imagerie conventionnelles.
Le procédé consiste à injecter au patient de faibles quantités de substances appelées radiotraceurs, issues de la technologie nucléaire, puis à utiliser des caméras spécialisées pour détecter leur répartition dans l’organisme et visualiser le fonctionnement interne du corps.
Cette technologie est notamment utilisée dans le diagnostic des maladies cardiovasculaires, des cancers, des pathologies cérébrales et des troubles du système nerveux, entre autres affections.
Le déploiement de ces services de médecine nucléaire au Rwanda s’inscrit dans un cadre déjà approuvé au niveau national. En effet, le Conseil des ministres, réuni en novembre 2025, avait validé des accords de coopération entre l’État et divers partenaires, ouvrant la voie à l’introduction de ces services spécialisés dans le système de santé rwandais.

