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Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov en visite de travail au Burundi
À son arrivée, le chef de la diplomatie russe a été accueilli par son homologue burundais, Édouard Bizimana, en présence de l’ambassadeur de Russie au Burundi ainsi que de plusieurs hautes personnalités burundaises.
Cette visite s’inscrit toutefois dans une tournée diplomatique africaine entamée le 6 juillet.
Les 6 et 7 juillet, Sergueï Lavrov s’est rendu à Addis-Abeba, en Éthiopie, où il a rencontré les dirigeants éthiopiens ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine afin de préparer le prochain sommet Russie-Afrique, prévu en octobre.
Le 8 juillet, il était à Niamey, au Niger, où il a présidé la deuxième session des consultations ministérielles entre la Russie et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger.
Le 9 juillet, il s’est rendu à Maputo, au Mozambique, où il a proposé le renforcement de l’appui militaire et technique de Moscou pour soutenir les efforts de lutte contre le terrorisme dans le nord du pays.
Aucun détail officiel n’a encore été communiqué sur le programme de la visite à Bujumbura. Toutefois, les échanges devraient porter sur « le renforcement de la coopération bilatérale, les questions régionales, notamment la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, ainsi que sur les perspectives de développement des relations économiques entre les deux pays, comme le rapportent diverses sources. »
En mai 2023, Sergueï Lavrov avait effectué la première visite d’un ministre russe des Affaires étrangères au Burundi depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, il y a plus de soixante ans.
En 2026, la Russie et le Burundi ont poursuivi leurs échanges diplomatiques lors de rencontres organisées à Sotchi.
Cette visite intervient dans un contexte où la Russie cherche à consolider son influence sur le continent africain.
Ces dernières années, plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment ceux de l’Alliance des États du Sahel, ont renforcé leur coopération avec Moscou, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité, au détriment de leurs partenariats traditionnels avec des puissances occidentales telles que la France.
