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FIFA : Gianni Infantino au cœur d’une tempête
La principale polémique concerne le cas de l’attaquant américain Folarin Balogun lors de la Coupe du monde 2026. Expulsé lors du match de groupe entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, le joueur devait normalement être suspendu pour les huitièmes de finale.
Contre toute attente, la commission disciplinaire de la FIFA a finalement modifié sa sanction, lui permettant de disputer le match face à la Belgique, remporté 4-1 par les Diables Rouges.
L’affaire a pris une dimension politique après que le président américain Donald Trump ait déclaré avoir personnellement contacté Gianni Infantino afin de demander une révision de la sanction infligée au joueur américain. Cette révélation a immédiatement suscité de nombreuses interrogations sur une possible ingérence politique dans une procédure disciplinaire relevant de la FIFA.
Pour tenter de calmer la tempête, Gianni Infantino a assuré, via un communiqué, que les organes judiciaires de la FIFA étaient « totalement indépendants » et qu’il recevait régulièrement des appels de dirigeants du monde entier, sans que ceux-ci n’influencent les décisions des commissions compétentes.
Ces explications n’ont toutefois pas convaincu plusieurs responsables du football européen. Des voix au sein de l’UEFA ainsi que plusieurs acteurs engagés dans la gouvernance sportive estiment que cette affaire crée un précédent préoccupant, susceptible de remettre en cause le principe d’indépendance des instances disciplinaires.
Certains dénoncent une atteinte à l’éthique sportive et reprochent au président de la FIFA d’avoir voulu plaire à son allié politique, à qui il avait déjà décerné un très controversé « Prix de la paix de la FIFA » en décembre 2025.
Selon plusieurs publications relayées en ligne, certains membres du Conseil de la FIFA et de l’UEFA envisageraient de demander la démission de Gianni Infantino et d’engager des actions juridiques. À ce stade, ces informations n’ont toutefois fait l’objet d’aucune confirmation officielle de la part des instances concernées.
La controverse s’est accentuée lorsque la FIFA a rejeté une demande similaire de la Fédération française de football (FFF), qui souhaitait faire annuler le carton jaune reçu par Michael Olise lors du huitième de finale contre le Paraguay. La fédération française espérait bénéficier d’un traitement comparable à celui accordé à Folarin Balogun, mais la FIFA a maintenu la sanction.
L’affaire a en outre été portée devant le Comité d’éthique du CIO (Comité international olympique), ainsi que devant le comité d’éthique interne de la FIFA, pour violation présumée des règles de neutralité politique, des demandes d’investigations sur les circonstances entourant cette affaire ayant également été formulées.
Par ailleurs, cette nouvelle polémique intervient quelques mois seulement après un autre épisode ayant déjà suscité de nombreuses réactions.
Lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2026 entre le Maroc et le Sénégal, les caméras avaient filmé Gianni Infantino dans la tribune officielle, aux côtés du prince Moulay Rachid, frère du roi Mohammed VI. Au moment où le Marocain Brahim Díaz manquait un tir décisif en tentant une Panenka, le président de la FIFA avait affiché une réaction de déception largement commentée sur les réseaux sociaux.
Cette séquence avait alimenté les critiques sur le devoir de neutralité du président de la FIFA lors des compétitions internationales. La polémique s’était encore amplifiée après des accusations selon lesquelles la Confédération africaine de football (CAF) aurait discrètement tenté de faire retirer la vidéo, une démarche qui aurait eu l’effet inverse et amplifié l’indignation du public.
