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Ebola : Les autorités rwandaises appellent à la vigilance
S’exprimant lors d’un point de presse tenu ce 6 juin, le Premier ministre, le Dr Justin Nsengiyumva, a réitéré le fait que le Rwanda avait renforcé ses mécanismes de surveillance, de prévention et de riposte afin de préserver la santé publique tout en s’assurant du bon déroulement des activités économiques et sociales.
« L’épidémie d’Ebola continue d’être signalée dans la région orientale de l’Afrique. Cependant, le Rwanda a renforcé ses mesures de prévention et de surveillance, et nous sommes confiants dans notre capacité à protéger la vie de nos citoyens sans perturber les activités économiques ni la vie sociale de la population », a-t-il déclaré.
Le chef du gouvernement a précisé que le ministère de la Santé et le Centre biomédical du Rwanda (RBC) suivent attentivement l’évolution de la situation épidémiologique dans la région et poursuivront leurs efforts de sensibilisation auprès du public. Il a invité la population à demeurer vigilante, à respecter les mesures d’hygiène recommandées et à consulter rapidement les services de santé en cas de symptômes suspects.
Pour sa part, le ministre de la Santé, le Dr Sabin Nsanzimana, a souligné le fait que la stratégie nationale de préparation repose sur cinq axes majeurs : la communication et la sensibilisation du public, la surveillance épidémiologique, les capacités de détection, les mécanismes de riposte et le renforcement des ressources humaines.
Selon le ministre, les autorités sanitaires poursuivent le renforcement de ces différents dispositifs, avec une priorité accordée à la prévention et à la détection précoce des cas.
« Notre objectif est de prévenir l’apparition de la maladie sur notre territoire. Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où nous serions contraints d’agir après la propagation du virus », a-t-il affirmé.
Le ministre a également indiqué que le Rwanda dispose des capacités nécessaires pour identifier rapidement les cas suspects, notamment aux postes-frontières, les résultats des analyses pouvant être obtenus dans un délai d’environ six heures. Il a par ailleurs évoqué les exercices de simulation et les formations régulièrement organisés à l’intention des personnels de santé, des équipes d’intervention d’urgence et des responsables de la communication de crise.
L’épidémie actuellement observée dans la région est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, pour laquelle aucun vaccin homologué ni traitement antiviral spécifique n’est disponible à ce jour. Dans ce contexte, la surveillance, la détection précoce et le confinement rapide des cas demeurent les principaux moyens de prévention.
D’après les dernières données sanitaires, la République démocratique du Congo a enregistré environs 452 cas confirmés et au moins 82 décès, tandis que l’Ouganda a recensé 19 cas confirmés et deux décès, notamment à Kampala, Wakiso et dans les zones frontalières occidentales.
Les autorités sanitaires estiment que la persistance de la transmission dans les pays voisins justifie le maintien d’un niveau élevé de vigilance à l’échelle régionale.


