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Ebola en RDC : le bilan s’élève à 321 cas confirmés
Selon les autorités sanitaires, l’épidémie a déjà causé la mort de 48 personnes dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, six patients ayant toutefois été déclarés guéris.
Le ministère a également indiqué que 116 cas suspects faisaient encore l’objet d’investigations afin de déterminer s’ils étaient liés au virus Ebola ou à d’autres pathologies. Parmi ces personnes, 104 ont été placées en quarantaine.
De son côté, l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) a déjà rapporté quatre cas d’Ebola ayant été détectés dans les zones sous son contrôle. Un patient a été identifié à Goma, tandis que trois autres cas ont été enregistrés à Murhesa, dans le territoire de Kabare, au Sud-Kivu.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a pour sa part souligné le fait que l’insécurité persistante dans l’est de la RDC constitue l’un des principaux obstacles à la lutte contre l’épidémie, le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ayant récemment effectué une visite en RDC pour s’enquérir de la situation sur le terrain.
Les autorités congolaises ont précisé que les localités les plus touchées par l’épidémie, notamment Rwampara et Bunia, demeuraient relativement calmes jusqu’au 31 mai. Elles ont toutefois averti que l’insécurité dans d’autres régions continuait d’entraver les opérations de surveillance, de prévention et de prise en charge des malades.
L’épidémie a également franchi les frontières de la RDC. En Ouganda, neuf cas d’Ebola ont déjà été confirmés, le ministère ougandais de la Santé ayant indiqué qu’une personne était décédée de la maladie. Il s’agissait d’un ressortissant congolais originaire de la province de l’Ituri.
Face à la progression de l’épidémie et aux défis sécuritaires dans plusieurs zones affectées, les autorités sanitaires et leurs partenaires internationaux poursuivent leurs efforts pour contenir la propagation du virus et renforcer les mesures de surveillance.
