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Comment le Rwanda garantit la conformité et la qualité de son café sur les marchés internationaux
Cultivé dans les régions montagneuses de l’Ouest, du Nord et du Sud du pays, ainsi que dans les collines de l’Est et dans certains districts de la Ville de Kigali, notamment Gasabo et Nyarugenge, le café demeure l’une des principales cultures de rente du Rwanda et une source essentielle de devises pour l’économie nationale.
Avant leur exportation, les cafés rwandais sont soumis à un processus rigoureux de contrôle de qualité. Les lots destinés aux marchés internationaux passent par plusieurs étapes de transformation, d’analyse et d’évaluation sous la supervision de l’Office national de développement des exportations agricoles et de l’élevage (NAEB).
Comme l’a indiqué, dans un entretien accordé à IGIHE, Jean Marie Vianney Munyaneza, directeur du département des services aux exportations du NAEB, les analyses de qualité et les séances de dégustation sont effectuées dans un laboratoire spécialisé chargé de veiller à la compétitivité des produits agricoles et d’élevage rwandais sur les marchés internationaux.
« Des échantillons sont analysés en laboratoire afin d’évaluer l’humidité, la taille et la qualité du café. Celui-ci est ensuite dégusté et noté, généralement entre 80 % et plus de 90 %, avant d’être classé selon les normes de qualité en vigueur », a expliqué Jean Marie Vianney Munyaneza.
À l’issue de ces contrôles, chaque lot se voit attribuer un certificat de qualité accompagnant les exportations et fournissant aux acheteurs des informations détaillées sur le produit. Un document complémentaire précise notamment son profil aromatique, son niveau d’acidité et ses caractéristiques gustatives.
Par ailleurs, une certification additionnelle atteste que le café a été cultivé et transformé conformément aux normes internationales de sécurité sanitaire, garantissant son innocuité pour les consommateurs ainsi que le respect des exigences environnementales.
Selon Munyaneza, le NAEB dispose désormais d’équipements modernes qui ont considérablement renforcé la capacité et la rapidité de traitement du café destiné à l’exportation.
« Avant l’acquisition de ces équipements, le traitement de 40 tonnes de café nécessitait environ cinq jours. Aujourd’hui, notre capacité de traitement atteint entre huit et neuf tonnes par heure. Cette amélioration contribue à fluidifier les échanges commerciaux, le facteur temps étant déterminant dans les activités d’exportation », a-t-il indiqué.
Grâce à ces infrastructures, le NAEB est en mesure de traiter jusqu’à 81 tonnes de café au cours d’une journée de travail de huit heures. Si les équipements assurent entre 85 % et 95 % des opérations de transformation, le café destiné aux marchés internationaux doit néanmoins atteindre un niveau de traitement de 100 % avant son exportation.
Les dernières étapes du processus sont effectuées manuellement dans les centres de tri du NAEB, où des agents procèdent à une inspection minutieuse des grains afin de s’assurer de l’absence de toute impureté ou de tout élément indésirable avant l’expédition du café vers les marchés internationaux.
En outre, le café demeure l’un des principaux produits d’exportation du Rwanda et une source importante de devises pour l’économie nationale. Au cours des cinq dernières années, les exportations de café ont généré près de 527 millions de dollars américains, grâce à l’exportation de plus de 185 000 tonnes vers différents marchés à travers le monde.
Lors de la campagne 2022-2023, le Rwanda a exporté plus de 20 000 tonnes de café pour une valeur de 115,9 millions de dollars américains. Au cours de la campagne suivante, les exportations ont connu une légère baisse, avec un peu plus de 16 000 tonnes exportées, générant des recettes de 78 millions de dollars.
Cela dit, la campagne 2024-2025 a marqué un nouveau rebond, avec plus de 20 000 tonnes exportées et des recettes dépassant 116 millions de dollars américains.
Pour la seule année 2025, les exportations de café ont atteint 23 860 tonnes, générant plus de 216 milliards de francs rwandais, soit l’équivalent de 148,6 millions de dollars américains, établissant ainsi un record de recettes pour le pays.








