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Comment la Russie a mis en avant ses réacteurs exportables lors du sommet nucléaire de Kigali
Tenu du 18 au 21 mai 2026 dans la capitale rwandaise, l’événement a réuni des dirigeants africains, des décideurs politiques, des experts du secteur énergétique ainsi que des acteurs internationaux de l’industrie nucléaire afin d’examiner les perspectives de développement de l’énergie nucléaire en Afrique.
Au centre de la participation de Rosatom figurait la présentation de ses technologies de petits réacteurs modulaires et de centrales nucléaires flottantes. Selon l’entreprise russe, ces solutions sont particulièrement adaptées aux régions isolées ainsi qu’aux économies en développement confrontées à une demande énergétique croissante.
Rosatom a notamment mis en avant son expérience dans le domaine des SMR à travers l’Akademik Lomonosov, première centrale nucléaire flottante au monde, mise en service en Russie en 2020. Le groupe a également cité son premier projet d’exportation de petits réacteurs modulaires, actuellement en cours de réalisation en Ouzbékistan depuis 2024, comme preuve de la maturité technologique et de la viabilité commerciale de cette solution.
Au-delà des technologies à petite échelle, Rosatom a profité du sommet de Kigali pour présenter son savoir-faire dans la mise en œuvre de grands projets nucléaires à travers le monde. L’entreprise affirme construire actuellement 22 unités nucléaires destinées à l’exportation, ce qui la place parmi les principaux acteurs du marché international de l’énergie nucléaire.
En Afrique, le projet emblématique de Rosatom demeure la centrale nucléaire d’El Dabaa, en Égypte. Les travaux de construction se poursuivent simultanément sur les quatre unités du site, considéré comme le plus important projet nucléaire actuellement en cours sur le continent.
Le stand de Rosatom a attiré l’attention de plusieurs personnalités de premier plan présentes au sommet, parmi lesquelles le Président Paul Kagame, la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, le Premier ministre togolais Faure Essozimna Gnassingbé ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi.
Au cours des différentes sessions de travail, les représentants de Rosatom ont détaillé la stratégie de l’entreprise visant à renforcer la coopération nucléaire avec les pays africains. Les échanges ont notamment porté sur le déploiement concret des petits réacteurs modulaires, les technologies nucléaires avancées et le développement à long terme de l’industrie nucléaire sur le continent.
Le sommet a également constitué une occasion pour la Russie et le Rwanda d’examiner les prochaines étapes relatives à d’éventuels projets de petits réacteurs modulaires ainsi qu’au futur Centre des sciences et technologies nucléaires (CNS&T).
Le directeur général de l’Organe rwandais de l’énergie atomique (RAEB), Dr Fidele Ndahayo, a salué la contribution de Rosatom au développement du secteur nucléaire rwandais.
« L’Organe rwandais de l’énergie atomique apprécie sincèrement la participation de Rosatom au Sommet sur l’innovation dans l’énergie nucléaire 2026 ainsi que la poursuite de notre collaboration pour faire avancer le développement de l’énergie nucléaire au Rwanda », a-t-il entre autres déclaré.
De son côté, le directeur général de Rosatom pour l’Afrique centrale et australe, Ryan Collyer, a estimé que les petits réacteurs modulaires pourraient offrir aux pays africains des solutions énergétiques flexibles et évolutives, capables de soutenir l’industrialisation tout en réduisant les émissions de carbone.
« Pour de nombreux pays africains, les petits réacteurs modulaires peuvent constituer une solution optimale grâce à leur évolutivité, leur flexibilité d’utilisation et leurs délais de déploiement relativement courts », a-t-il affirmé.
Rosatom a également mis en avant ses programmes de développement des compétences destinés à soutenir l’essor des industries nucléaires nationales à travers l’Afrique. L’entreprise a notamment présenté ses partenariats avec le Rwanda, grâce auxquels plus de 100 étudiants ont déjà bénéficié de formations spécialisées dans le domaine nucléaire, notamment au sein d’universités russes.
Certains diplômés de ces programmes occupent aujourd’hui des postes au sein d’institutions rwandaises impliquées dans le développement du secteur nucléaire national.
À travers une approche combinant transfert de technologies, développement d’infrastructures et formation des ressources humaines, Rosatom entend ainsi renforcer son positionnement en tant que partenaire stratégique de long terme pour les pays africains souhaitant intégrer l’énergie nucléaire dans leur futur mix énergétique.
