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L’enracinement de l’AFC/M23 dans le Kivu
Elle a scellé le retour en pleine lumière d’une insurrection armée que l’on croyait contenue et ouvert un nouveau cycle de décomposition de l’autorité de l’État congolais à l’Est. Depuis lors, le mouvement révolutionnaire s’est installé dans une logique d’occupation durable, alternant zones de contrôle strict, où règne une stabilité.
De Goma à Bukavu, de Walikale à Kamanyola, l’expansion territoriale opérée en 2025 a ravivé le spectre d’une dislocation progressive de la RDC. Pour transformer la conquête armée en pouvoir politique, l’AFC/M23 a mis en place une gouvernance parallèle.
Cette autorité de fait est saluée par les populations locales, qui perçoivent le mouvement comme un acteur endogène, comme une alternative politique.
{{La souveraineté confisquée}}
L’AFC/M23 conjugue coercition et cooptation, répression et accommodements opportunistes, afin de neutraliser toute résistance durable.
Quant à la diplomatie internationale, elle apparaît dramatiquement impuissante. Les initiatives de médiation, qu’elles soient américaines ou qataries, se sont heurtées à l’intransigeance des faits accomplis. Les cessez-le-feu proclamés ont été violés sans conséquence, consacrant l’AFC/M23 comme acteur dominant sur le terrain.
Ce statu quo armé, toléré faute de volonté politique ferme, entérine une réalité alarmante : la souveraineté congolaise y est non seulement contestée, mais confisquée, remplacée par un ordre rebelle qui prospère sur l’effondrement de l’État et l’indifférence calculée de la communauté internationale.
