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‘Africa CEO Forum 2026’ à Kigali : Ce qu’il faut retenir
L’événement réunira des leaders politiques et économiques de premier plan autour du thème : « The Scale Imperative: Why Africa Must Embrace Shared Ownership ».
Selon les organisateurs, plus de 2 000 participants issus de plus de 75 pays sont attendus, parmi lesquels des chefs d’entreprise, investisseurs, chefs d’État, ministres, institutions financières de développement et médias spécialisés.
{{Voici les principaux éléments à retenir de cette édition :}}
{{Une troisième édition à Kigali}}
Cette édition marque la troisième fois que Kigali accueille le forum, après les éditions de 2019 et 2024, confirmant la position croissante du Rwanda comme plateforme régionale d’investissement, d’innovation et de diplomatie économique.
{{Une participation de haut niveau attendue}}
Au moins six chefs d’État ont confirmé leur participation, notamment le Président Paul Kagame (Rwanda), Bola Ahmed Tinubu (Nigeria), Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon), Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), Mamadi Doumbouya (Guinée) et Daniel Chapo (Mozambique).
Plusieurs chefs de gouvernement et ministres sont également annoncés, parmi lesquels Maria Benvinda Levi (Mozambique), Robert Beugré Mambé (Côte d’Ivoire), Amadou Oury Bah (Guinée) et Justin Nsengiyumva (Rwanda).
{{Un forum fondé en 2012 et co-organisé par IFC}}
Créé en 2012 par Jeune Afrique Media Group et co-organisé avec la Société financière internationale (IFC), membre du Groupe de la Banque mondiale, l’Africa CEO Forum s’est imposé comme une plateforme majeure de dialogue public-privé et de mobilisation d’investissements en Afrique.
{{L’enjeu central : atteindre une “échelle” continentale}}
Le thème central de l’édition 2026 repose sur la nécessité pour les économies africaines d’atteindre une échelle plus large afin de renforcer leur compétitivité mondiale. Les organisateurs estiment que la fragmentation des marchés nationaux limite le potentiel de croissance du continent.
Le forum promeut ainsi des modèles de propriété partagée et de coopération régionale comme réponse stratégique.
{{Trois axes structurants des discussions}}
Les échanges seront organisés autour de trois priorités majeures : la propriété partagée à travers les investissements transfrontaliers, les infrastructures communes pour connecter les marchés africains, et les cadres réglementaires harmonisés pour faciliter les flux commerciaux et financiers.
L’objectif est de favoriser l’émergence de champions africains capables de rivaliser à l’échelle mondiale.

{{Une plateforme de négociation d’investissements}}
Au-delà des débats, le forum se positionne comme un espace de conclusion d’accords, les sessions « Invest In » permettant de mettre directement en relation dirigeants d’entreprises et responsables publics autour de projets d’investissement.
Les deux dernières éditions auraient permis de mobiliser plus d’un milliard de dollars d’engagements.
{{Des secteurs stratégiques au cœur des débats}}
Les discussions porteront sur plusieurs secteurs clés de la transformation économique du continent, notamment : l’énergie et les mines, les infrastructures, l’industrialisation, le financement immobilier, la souveraineté numérique, le commerce transfrontalier et les systèmes de paiement, ainsi que la mobilisation des capitaux institutionnels.
Ces échanges viseront à renforcer les chaînes de valeur régionales africaines.
{{La ZLECAf au centre des priorités}}
Dix ans après le lancement des négociations sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le forum reviendra sur les avancées et défis de l’intégration économique africaine.
Les discussions devraient porter sur les moyens de transformer les ambitions de la ZLECAf en investissements concrets, en partenariats industriels et en expansion des entreprises africaines.
{{Un message central : “scale or fail”}}
Le sommet s’articule autour d’un message fort : « scale or fail ».
Amir Ben Yahmed, fondateur et président de l’Africa CEO Forum 2026, estime que l’Afrique doit dépasser le « patriotisme économique » pour adopter des stratégies d’investissement et de partenariat transfrontaliers.
Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, souligne pour sa part que le continent dispose déjà des ressources nécessaires à sa croissance, mais doit mieux les mobiliser à travers la confiance, le partage des risques et la coopération régionale.
De son côté, Jean Guy Afrika, Directeur général du ‘Rwanda Development Board’, considère que ce forum constitue une opportunité de transformer les succès économiques fragmentés du continent en une dynamique collective capable de soutenir une croissance durable et inclusive.
