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Shema Fabrice fait appel de sa détention provisoire
Âgé de 48 ans, l’homme d’affaires est poursuivi pour émission de chèques sans provision et obtention frauduleuse du bien d’autrui, des accusations qu’il conteste.
Le Tribunal de première instance de Nyarugenge avait ordonné sa détention le 2 septembre 2026, estimant que l’enquête était toujours en cours et que les infractions qui lui sont reprochées sont passibles de peines de plus de deux ans de prison.
Selon les informations obtenues par IGIHE, Shema a interjeté appel le 4 septembre auprès du Tribunal intermédiaire de Nyarugenge, la date de l’audience n’ayant pas encore été fixée.
L’affaire concerne un accord de plus d’un million d’euros conclu en janvier 2024 entre ‘Africa Medical Supplier Plc’, l’entreprise de Shema, et ‘ABZL International General Trading LLC’, basée aux Émirats arabes unis.
L’accord portait sur la fourniture de matériel médical dans le cadre d’un contrat financé par la Banque mondiale en République démocratique du Congo.
Le parquet affirme que l’entreprise de Shema n’a pas respecté ses obligations de paiement avant d’émettre, en août 2025, deux chèques de 400 000 et 200 000 dollars.
Les autorités judiciaires indiquent que la banque a confirmé que les chèques étaient insuffisamment provisionnés, le compte de l’entreprise ne disposant alors que de 1 183 dollars.
Expliquant que le différend était lié à des problèmes concernant le compte bancaire d’ABZL ainsi qu’à des désaccords entre les actionnaires de cette société, Shema a affirmé que son entreprise avait déjà versé 800 000 dollars dans le cadre de l’accord et qu’il avait agi de bonne foi.
Son avocat, Sangano Yves, a pour sa part soutenu qu’il s’agissait essentiellement d’un litige commercial, tout en contestant certains éléments présentés concernant les chèques.
Le parquet estime toutefois disposer de suffisamment d’éléments reliant Shema aux faits qui lui sont reprochés et considère qu’il existe un risque qu’il prenne la fuite s’il est remis en liberté pendant la poursuite de l’enquête.
De son côté, Shema a déclaré posséder des biens d’une valeur de plus de 5 milliards de francs rwandais, qu’il pourrait fournir en garantie pour obtenir sa libération, tout en assurant qu’il ne chercherait pas à se soustraire à la justice.
