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Le Rwanda classé premier pays africain dans la lutte contre la corruption par la Fondation Mo Ibrahim
Publié en juillet 2026, le rapport thématique intitulé « Anti-Corruption : from decline to recovery » évalue les performances des pays africains dans plusieurs domaines de gouvernance, dont la lutte contre la corruption. Selon le rapport, le Rwanda conserve sa première position continentale dans ce domaine depuis 2016.
L’évaluation s’appuie sur six principaux critères, notamment les mécanismes de lutte contre la corruption, l’absence de corruption dans les institutions publiques, l’intégrité des administrations publiques, la corruption dans le secteur privé, la transparence dans les procédures de passation des marchés publics ainsi que la perception des citoyens sur les efforts engagés contre ce fléau.
Entre 2016 et 2025, le score du Rwanda a progressé de 2,6 points, passant à 76,6 %. Toutefois, la Fondation Mo Ibrahim note un ralentissement du rythme des progrès depuis 2021, malgré un niveau de performance toujours supérieur à celui enregistré dix ans auparavant.
Les Seychelles enregistrent, pour leur part, la plus forte progression du continent sur la période étudiée. Leur score a augmenté de 26,3 points, leur permettant de gagner 12 places dans le classement africain.
Derrière le Rwanda et les Seychelles figurent notamment Maurice avec 65,7 %, le Sénégal avec 64 %, le Bénin avec 58,7 %, le Botswana avec 57,8 %, la Namibie avec 57,6 %, le Cap-Vert avec 56,1 %, la Tunisie avec 55,9 % et le Burkina Faso avec 55,6 %.
À l’échelle du continent, les progrès restent limités. La moyenne africaine est passée de 38,6 % en 2016 à 39,1 % en 2025. La Fondation souligne toutefois que l’évolution varie selon les pays : 26 États ont amélioré leurs scores, tandis que 28 autres ont enregistré une baisse au cours de la même période.
Avec un score de 76,6 %, le Rwanda se situe largement au-dessus de la moyenne africaine, alors que le dernier pays du classement, le Soudan du Sud, obtient 6,9 %.
Les résultats du rapport 2026 reposent sur des données issues de plusieurs sources analysées à travers les six indicateurs de l’IIAG. La Fondation Mo Ibrahim précise néanmoins qu’il s’agit encore de résultats préliminaires, soumis à une phase de vérification interne avant la publication définitive.
