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RDC : plus de 380 cas confirmés d’Ebola et 63 décès
Cette flambée, provoquée par le virus Ebola Bundibugyo, touche principalement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Lors d’un point de presse à Kinshasa, le ministre a indiqué que 233 patients se trouvent actuellement dans des structures sanitaires, soit en isolement dans l’attente des résultats de laboratoire, soit sous traitement après confirmation de l’infection.
Face à l’ampleur de la crise, les capacités de dépistage ont été considérablement renforcées grâce à l’arrivée de plus de 4 000 kits de test fournis par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), ainsi qu’à l’appui de plusieurs partenaires internationaux. Les autorités sanitaires sont désormais en mesure d’analyser la quasi-totalité des échantillons reçus et de fournir les résultats en moins de 24 heures.
Le gouvernement congolais affirme également avoir réalisé des progrès dans le suivi des personnes exposées au virus. Le taux de traçage des contacts est passé de seulement 9 % au début de la riposte à environ 55 % aujourd’hui. L’objectif fixé est d’atteindre 90 %, un niveau jugé essentiel pour interrompre efficacement les chaînes de transmission.
Une souche rare sans vaccin homologué
L’épidémie actuelle est causée par le virus Bundibugyo, une souche rare d’Ebola pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué n’est actuellement disponible. Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) soulignent toutefois qu’une prise en charge précoce améliore considérablement les chances de survie des patients.
En raison du risque élevé de propagation régionale, l’OMS a déclaré, le 17 mai, une urgence de santé publique de portée internationale, son niveau d’alerte le plus élevé. Cette décision a été motivée par l’augmentation rapide des cas, la circulation transfrontalière des populations et les difficultés rencontrées dans la surveillance épidémiologique dans l’est de la RDC.
Les opérations sanitaires sont confrontées à de nombreux obstacles dans les zones affectées. Des attaques contre des équipes de santé et des incidents impliquant des équipes chargées des enterrements sécurisés ont récemment été signalés dans certaines localités du Sud-Kivu et de l’Ituri. Ces actes compromettent les efforts de contrôle de l’épidémie et augmentent les risques de nouvelles contaminations.
Selon l’OMS, l’épidémie pourrait avoir commencé plusieurs mois avant sa détection officielle en mai, ce qui expliquerait l’ampleur déjà importante de la transmission observée dans plusieurs provinces de l’est du pays.
La propagation du virus ne se limite plus à la RDC. Les autorités sanitaires ougandaises ont confirmé 16 cas d’Ebola, dont un nouveau cas signalé jeudi. Les premiers malades identifiés en Ouganda avaient récemment voyagé depuis la RDC.
