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RDC : plus de 1 000 cas suspects d’Ebola de type Bundibugyo enregistrés en Ituri
Selon les services de santé, les cas suspects concernent des personnes présentant des symptômes compatibles avec la maladie, notamment une forte fièvre, des saignements par les orifices, des vomissements et des diarrhées, mais dont les résultats d’analyses de laboratoire ne sont pas encore disponibles. Ces patients sont placés en isolement et pris en charge dans des structures médicales spécialisées.
L’épidémie touche principalement la province de l’Ituri, épicentre de la flambée, où 121 cas ont été confirmés, dont 110 dans les zones les plus affectées, notamment Mongbwalu, Rwampara et la ville de Bunia.
Les autorités indiquent que 662 échantillons ont été prélevés et envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (INRB). Parmi les 403 déjà analysés, 121 se sont révélés positifs au virus.
Dans la région voisine, en Ouganda, le ministère de la Santé a confirmé, au 27 mai, sept cas d’Ebola, dont un ressortissant congolais décédé alors qu’il recevait des soins à Kampala.
Face à la propagation de la maladie, le gouvernement ougandais a décidé de fermer temporairement sa frontière avec la RDC à partir du 27 mai. Les personnes entrant depuis le territoire congolais sont soumises à une quarantaine de 21 jours.
De son côté, l’organisation humanitaire IRC a averti que la propagation de l’Ebola semble dépasser les capacités actuelles de riposte, appelant à une mobilisation internationale accrue pour éviter un lourd bilan humain.
Selon Heather Kerr, responsable des opérations de l’IRC en RDC, la maladie ne se limite plus aux zones reculées de l’Ituri, mais s’étend désormais à des zones urbaines densément peuplées.
Le directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part souligné que les opérations de lutte contre l’épidémie sont fortement entravées par l’insécurité dans les zones touchées par les conflits armés.
« Il est impossible de créer la confiance au sein des populations ou de mettre les patients en quarantaine alors que les bombardements se poursuivent », a-t-il déclaré, appelant les parties en conflit à instaurer une trêve afin de permettre un accès sécurisé aux équipes médicales.
L’apparition de cette épidémie de type Bundibugyo avait été officiellement déclarée par les autorités congolaises le 15 mai dernier, près d’un mois après le premier décès enregistré.
