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Fusillade près de la Maison-Blanche : un homme armé abattu par le ‘Secret Service’
Le suspect, identifié comme Nasire Best, un résident du Maryland âgé de 21 ans, a été mortellement abattu par des agents du United States Secret Service lors d’un échange de tirs. Un passant a également été blessé pendant la fusillade, sans que les autorités ne précisent pour l’instant la gravité de ses blessures. Aucun agent du Secret Service n’a été touché.
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’attaque s’est produite près de l’intersection de 17th Street et Pennsylvania Avenue, à quelques mètres seulement de la résidence présidentielle. Le président américain Donald Trump se trouvait dans la Maison-Blanche au moment des faits. Les journalistes présents sur place ont indiqué avoir entendu plusieurs détonations avant d’être immédiatement confinés dans la salle de presse du bâtiment.
Un suspect déjà connu des autorités
Nasire Best était déjà connu des services de sécurité fédéraux et du Secret Service. Le jeune homme souffrait de troubles psychologiques documentés et avait déjà tenté à plusieurs reprises d’approcher ou de pénétrer dans des zones sécurisées autour de la Maison-Blanche.
L’Associated Press rapporte notamment qu’en 2025, il avait tenté d’accéder à une autre zone de sécurité de la Maison-Blanche en affirmant être « Jésus-Christ », ce qui avait conduit les autorités à ordonner son éloignement du périmètre présidentiel.
Selon le Secret Service, le suspect aurait sorti une arme de son sac avant d’ouvrir le feu sur les agents chargés de la sécurité du site. La riposte des forces de sécurité a été immédiate.
Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a salué « l’intervention rapide et professionnelle » des agents face à un homme qu’il a décrit comme ayant « des antécédents de violence » et semblant « obsédé » par la Maison-Blanche.
Le FBI et la police métropolitaine de Washington ont ouvert une enquête afin de déterminer les motivations exactes du tireur et de savoir si le président américain était personnellement visé.
Donald Trump confronté à une série de tentatives d’attaques
Cet incident intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires autour de Donald Trump, déjà confronté à plusieurs tentatives d’assassinat ou attaques présumées ces deux dernières années.
En juillet 2024, alors qu’il était en campagne présidentielle à Butler, en Pennsylvanie, Donald Trump avait été pris pour cible lors d’un meeting politique. Un jeune tireur avait ouvert le feu en direction de la tribune, touchant légèrement le candidat républicain à l’oreille et tuant un spectateur avant d’être neutralisé par les forces de sécurité. Cet attentat avait profondément marqué la campagne présidentielle américaine.
Quelques mois plus tard, un autre homme armé avait été arrêté sur un terrain de golf de West Palm Beach, en Floride, où Donald Trump jouait une partie. Les autorités soupçonnaient alors une nouvelle tentative visant le président américain.
Plus récemment encore, le 25 avril 2026, des coups de feu avaient éclaté près du dîner annuel des correspondants de la Maison-Blanche au Washington Hilton, auquel participaient Donald Trump, la Première dame et plusieurs membres de son administration. Un suspect armé, identifié comme Cole Tomas Allen, avait franchi un poste de contrôle avant d’être maîtrisé par les forces de l’ordre. Un agent avait été touché à son gilet pare-balles et le président avait été évacué d’urgence de la salle.
Les enquêteurs avaient indiqué que le suspect possédait plusieurs armes et aurait nourri des intentions hostiles envers l’administration Trump.
La multiplication de ces incidents a conduit les autorités américaines à renforcer considérablement les mesures de sécurité autour de Donald Trump et des bâtiments fédéraux de Washington.
Selon plusieurs médias américains, la Maison-Blanche fait actuellement l’objet d’importants travaux de sécurisation, incluant notamment des dispositifs anti-drones et des infrastructures souterraines renforcées.
Après la fusillade de samedi soir, plusieurs responsables républicains ont dénoncé une nouvelle escalade de la violence politique aux États-Unis et salué l’intervention rapide du Secret Service.
« Dieu merci, le président Trump est sain et sauf », ont notamment déclaré des élus républicains sur les réseaux sociaux après l’incident.
