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L’Ouganda rapatrie des épouses et enfants de Joseph Kony
Selon les autorités militaires ougandaises, le groupe a été accueilli à la base aérienne d’Entebbe après un vol en provenance de Bangui, la capitale centrafricaine.
Parmi les personnes rapatriées figurent Ikol Grace, une Ougandaise de 33 ans enlevée en 2003 alors qu’elle n’avait que dix ans, ainsi qu’Aniyessi Teregina, une Sud-Soudanaise kidnappée en 2006 à l’âge de 13 ans.
L’UPDF affirme que ces femmes faisaient partie d’un groupe de huit épouses et treize enfants ayant réussi à fuir un camp de la Lord’s Resistance Army (LRA) après une attaque menée plus tôt cette année dans une zone située près des frontières entre la Centrafrique, le Soudan et le Soudan du Sud.
Les autorités ougandaises indiquent également que plusieurs autres ex-captifs de la LRA ont déjà été rapatriés ces dernières années. Entre 2023 et 2024, plus de 150 anciens otages, dont certaines épouses et enfants de Joseph Kony, auraient quitté les zones contrôlées par les derniers éléments rebelles encore actifs en Afrique centrale.
Qui est Joseph Kony ?
Joseph Kony est un chef rebelle ougandais né dans le nord de l’Ouganda et fondateur de la Lord’s Resistance Army (LRA), un groupe armé apparu à la fin des années 1980. Il est accusé d’avoir dirigé pendant plusieurs décennies une rébellion particulièrement violente contre le gouvernement ougandais.
La LRA est devenue tristement célèbre pour les massacres de civils, les mutilations, les enlèvements d’enfants et l’utilisation de mineurs comme combattants ou esclaves sexuels. Des dizaines de milliers d’enfants auraient été kidnappés durant le conflit, qui a touché principalement le nord de l’Ouganda, mais aussi certaines régions de la République démocratique du Congo, de la Centrafrique et du Soudan du Sud.
En 2005, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre Joseph Kony pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Malgré plusieurs opérations militaires régionales et internationales, il demeure introuvable à ce jour.
Bien que largement affaiblie, la LRA reste encore active dans certaines zones reculées d’Afrique centrale. Des attaques et enlèvements attribués au groupe continuent d’être signalés, notamment dans le nord-est de la RDC.
